Le Parlement européen a donné son feu vert, ce mercredi, à l'accord commercial controversé avec les États-Unis. Par 321 voix pour, 247 contre et 86 abstentions, les eurodéputés ont validé le texte qui doit désormais être ratifié par les États membres de l'Union européenne. Cet accord, négocié pendant plus de trois ans, vise à réduire les barrières tarifaires et à harmoniser les normes réglementaires entre les deux blocs.
Un accord aux multiples facettes
Le texte couvre un large éventail de secteurs, allant de l'agriculture à l'industrie manufacturière, en passant par les services et les marchés publics. Il prévoit notamment la suppression de 97 % des droits de douane sur les produits industriels, ainsi que des mesures pour faciliter l'accès des entreprises européennes aux marchés publics américains. En contrepartie, l'UE s'engage à ouvrir davantage son marché agricole, un point qui a suscité de vives critiques de la part des agriculteurs européens.
Les oppositions persistent
Malgré l'approbation parlementaire, l'accord reste contesté. Les écologistes et la gauche radicale dénoncent un texte qui profiterait surtout aux multinationales, au détriment des normes environnementales et sociales. "Cet accord va fragiliser nos standards de protection et accélérer le dumping social et environnemental", a déclaré l'eurodéputée verte Marie Toussaint. De leur côté, les syndicats agricoles craignent une concurrence déloyale de la part des importations américaines.
Prochaines étapes
La balle est désormais dans le camp des États membres. Chaque pays devra ratifier l'accord selon ses procédures nationales. Plusieurs gouvernements, dont la France et l'Autriche, ont déjà exprimé des réserves. Le processus pourrait prendre plusieurs mois, voire années. En attendant, les partisans de l'accord mettent en avant les bénéfices économiques attendus : une augmentation du PIB européen de 0,5 % et la création de centaines de milliers d'emplois.



