Une domination chinoise sans partage
La Chine détient un quasi-monopole sur l'extraction et le raffinage des terres rares, ces métaux essentiels à la fabrication de nombreux produits high-tech, des aimants permanents aux batteries de véhicules électriques. Cette position dominante lui permet de contrôler les prix du marché, comme le souligne une récente analyse économique. En effet, Pékin peut supporter des ventes à perte pendant une période prolongée, une stratégie qui vise à asphyxier la concurrence étrangère.
Une stratégie de prédation économique
Les autorités chinoises subventionnent massivement leur industrie des terres rares, ce qui leur permet de proposer des prix inférieurs à leurs coûts de production réels. Cette pratique, qualifiée de dumping par les experts, a déjà conduit à la fermeture de nombreuses mines et usines de traitement hors de Chine. Les entreprises occidentales, incapables de rivaliser avec ces prix artificiellement bas, peinent à se développer ou à maintenir leurs activités.
Des conséquences géopolitiques majeures
Cette dépendance expose les économies occidentales à des risques majeurs de rupture d'approvisionnement, notamment en cas de tensions diplomatiques. Les terres rares sont indispensables à la transition énergétique et à la défense. L'Union européenne et les États-Unis tentent de diversifier leurs sources d'approvisionnement, mais les investissements nécessaires sont colossaux et les délais longs. La Chine, de son côté, renforce son contrôle en imposant des quotas d'exportation et en rachetant des mines à l'étranger.
Quelles solutions pour l'Occident ?
Plusieurs pistes sont envisagées pour contrer cette domination :
- Le développement de mines alternatives au Canada, en Australie ou en Afrique.
- Le recyclage des terres rares issues des déchets électroniques.
- La recherche de substituts moins dépendants de ces métaux.
- Une coopération renforcée entre pays alliés pour mutualiser les investissements.
Cependant, ces solutions nécessitent du temps et des moyens financiers importants. En attendant, la Chine reste maître du jeu et pourrait utiliser cette arme économique pour faire pression sur ses concurrents.



