Salon Eurosatory : industriels israéliens privés d'exposition misent sur les rendez-vous d'affaires
Eurosatory : les israéliens misent sur les rendez-vous d'affaires

Le salon Eurosatory, grand rendez-vous de l'armement terrestre et aérien, se tient à Paris du 13 au 17 juin. Cette année, les industriels israéliens sont officiellement exclus de l'exposition en raison de la guerre à Gaza. Pourtant, ils sont bien présents, mais en marge, pour des rendez-vous d'affaires discrets.

Des stands vides mais des hôtels pleins

Sur le parc des expositions de Villepinte, les stands des entreprises israéliennes sont vides. Mais dans les hôtels proches, les délégations se succèdent. « Ce qui compte, ce sont les rendez-vous d'affaires », explique un responsable d'une entreprise israélienne de drones. « Nous avons des clients du monde entier qui viennent nous voir ici. »

Un boycott politique aux conséquences économiques

L'exclusion des Israéliens a été décidée par les organisateurs après des pressions politiques. « C'est une décision purement politique qui pénalise les entreprises », déplore un expert. « Mais les affaires continuent, car la demande pour les technologies israéliennes est forte. »

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Les entreprises israéliennes représentent environ 5 % des exposants habituels. Leur absence officielle n'empêche pas les rencontres. « Nous avons loué des salles dans des hôtels pour nos réunions », confie un autre industriel. « Les clients savent où nous trouver. »

Un salon sous tension

Eurosatory est aussi marqué par des manifestations propalestiniennes. Des militants ont tenté de bloquer l'entrée du salon, dénonçant « la complicité de la France avec Israël ». La sécurité a été renforcée.

Malgré les tensions, le salon reste un lieu clé pour les affaires. « Les Israéliens sont des acteurs majeurs de l'armement », rappelle un analyste. « Leur absence officielle ne change pas la donne. »

Des contrats signés dans la discrétion

Plusieurs contrats ont déjà été conclus, selon des sources proches du dossier. « Des pays asiatiques et européens ont signé des accords pour des systèmes de défense antiaérienne », indique un consultant. « Les discussions se poursuivent. »

La discrétion est de mise. « Nous ne communiquons pas sur nos rendez-vous », dit un responsable israélien. « Mais les affaires avancent. »

Pour les industriels israéliens, l'essentiel est de maintenir les liens commerciaux. « Les clients savent que nous sommes fiables », conclut un dirigeant. « Le boycott ne nous arrêtera pas. »

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