Le président chinois Xi Jinping a accueilli le général Min Aung Hlaing, chef de la junte birmane, à Pékin pour une visite officielle. Cette rencontre, qui s'est déroulée le 16 juin 2026, vise à renforcer les liens entre les deux pays et à protéger les intérêts stratégiques de la Chine en Birmanie.
Un soutien controversé
La visite du général Min Aung Hlaing intervient dans un contexte de répression violente en Birmanie, où la junte a pris le pouvoir par un coup d'État en 2021. Depuis, des milliers de personnes ont été tuées et des centaines de milliers déplacées. La Chine a été critiquée pour son soutien à la junte, qui lui permet d'accéder à des ressources naturelles et de sécuriser des projets d'infrastructure clés, comme le corridor économique Chine-Myanmar.
Des intérêts économiques et géopolitiques
Pour la Chine, la Birmanie est un maillon essentiel de sa stratégie des Nouvelles Routes de la Soie. Le pays offre un accès à l'océan Indien et permet à Pékin de contourner le détroit de Malacca, une voie maritime stratégique. En retour, la Chine fournit à la junte une aide militaire et économique, ainsi qu'une couverture diplomatique au Conseil de sécurité de l'ONU.
Lors de la visite, Xi Jinping a souligné l'importance de la stabilité en Birmanie pour la région et a réaffirmé le soutien de la Chine à la junte. Les deux parties ont signé plusieurs accords de coopération, notamment dans les domaines de l'énergie et des infrastructures.
Réactions internationales
Cette visite a suscité de vives réactions de la part de la communauté internationale. Les États-Unis et l'Union européenne ont condamné le soutien de la Chine à la junte, appelant à des sanctions supplémentaires. Les organisations de défense des droits de l'homme ont dénoncé une complicité dans les crimes commis par la junte.
En Birmanie, les forces de résistance ont critiqué la visite, la qualifiant de trahison du peuple birman. Malgré les pressions, la Chine continue de considérer la junte comme un partenaire fiable pour la protection de ses intérêts.



