États-Unis : la Cour suprême exclut les athlètes transgenres des compétitions féminines
États-Unis : la Cour suprême exclut les athlètes transgenres

La Cour suprême des États-Unis a validé, mardi 30 juin 2026, par 6 voix contre 3, l’exclusion des sportives transgenres des compétitions féminines scolaires et universitaires. Cette décision, qui marque un recul significatif pour les droits des personnes transgenres, a été saluée par le président Donald Trump comme une « grande victoire ».

Une décision qui repose sur le sexe biologique

La plus haute juridiction américaine, à majorité conservatrice, a estimé que les États républicains de l’Idaho et de la Virginie Occidentale « peuvent déterminer l’éligibilité pour les compétitions féminines en se basant sur le sexe biologique ». Dans sa décision, la Cour a affirmé : « Nous confirmons que les États peuvent réserver les compétitions féminines aux femmes biologiques. » Les trois juges opposés à la décision ont toutefois exprimé un accord partiel.

Cette validation intervient alors que plus de la moitié des États américains ont déjà adopté des lois similaires restreignant la participation des athlètes transgenres dans le sport féminin. L’administration Trump a multiplié les mesures contre la communauté LGBT+ depuis le retour au pouvoir du président républicain. Dès son investiture le 20 janvier 2025, il a signé un décret stipulant que son administration ne reconnaît plus que « deux sexes, masculin et féminin », définis à la naissance.

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Le précédent du Tennessee

En 2025, la Cour suprême avait déjà permis au Tennessee d’interdire aux mineurs transgenres l’accès aux traitements de transition, jugeant que la loi de cet État n’était pas discriminatoire. Cette nouvelle décision s’inscrit dans la continuité de cette jurisprudence conservatrice.

Réactions contrastées

« C’est une décision déchirante pour nos clientes et pour les jeunes filles transgenres comme elles qui n’ont rien demandé de plus que d’avoir les mêmes chances que leurs camarades », a regretté Joshua Block, avocat de l’adolescente de Virginie Occidentale, dans un communiqué transmis par l’ACLU, association de défense des libertés civiles.

À l’inverse, le juge conservateur Brett Kavanaugh a justifié la décision en invoquant des arguments de sécurité et d’équité sportive. « En termes de sécurité, autoriser des hommes biologiques à jouer dans des équipes féminines peut exposer les filles et les femmes à un risque significatif de blessures », en particulier dans les sports de contact, a-t-il écrit. « Quant à l’équité sportive, cela peut placer les sportives dans une situation de sérieux désavantage. »

Impact sur le sport universitaire

Cette décision de la Cour suprême a des conséquences immédiates pour les athlètes transgenres à travers le pays. Les jeunes filles transgenres se voient désormais interdire la participation aux compétitions féminines dans les écoles et universités des États ayant adopté de telles lois. Selon l’ACLU, plusieurs adolescentes transgenres ont déjà été contraintes de renoncer à leur passion sportive.

Le débat sur la place des personnes transgenres dans le sport reste vif aux États-Unis, avec des positions politiques fortement polarisées. Alors que les conservateurs saluent une mesure protégeant l’intégrité des compétitions féminines, les défenseurs des droits LGBT+ dénoncent une discrimination injustifiée.

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