De retour d'un voyage de cinq jours en Palestine, Sylvain André, maire de Cendras, dresse un constat alarmant et appelle le gouvernement français à agir. Douze ans après son premier déplacement, il a retrouvé un territoire profondément bouleversé, « touché par la détresse d’un peuple mais déterminé ».
Une délégation du PCF en Palestine
Sylvain André faisait partie de la délégation nationale du Parti communiste français (PCF) menée par Vincent Boulet. Cette mission visait à poursuivre les échanges engagés avec les responsables palestiniens et à mesurer l'évolution de la situation sur place. Entre Ramallah, Jérusalem et Naplouse, plusieurs rencontres et réunions de travail ont été organisées pour renforcer les liens avec l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), un an après l'accord signé au siège du parti, place du Colonel-Fabien.
Une situation catastrophique
« Aujourd’hui, la situation en Palestine est catastrophique et dramatique. Cela s’aggrave territorialement avec énormément de colonies israéliennes. Les chiffres que j’ai, c’est qu’il y en a eu davantage ces trois dernières années que depuis 1967. Les colonies poussent comme des champignons, ce qui nuit à une solution à deux États. Elles entourent tous les villages palestiniens, même des villes comme Ramallah », a déclaré Sylvain André.
La délégation a rencontré des responsables de l'OLP, du Fatah, du Parti du peuple palestinien, du Parti communiste israélien et du comité pour la libération de Marwan Barghouti. Une gerbe a également été déposée au nom du PCF au mausolée de Yasser Arafat.
Un appel au courage politique
Après la reconnaissance de l'État de Palestine par la France, l'édile appelle à poursuivre le soutien à « une solution de paix à deux États ». « J’ai été admiratif de la dignité du peuple palestinien, qui continue à lutter pour vivre et exister. Mais on revient marqué. Je suis très touché par cette situation tellement dramatique. Cela fait relativiser certaines choses. Il y a besoin d’agir et j’en appelle au Gouvernement. On ne peut pas répondre à la barbarie commise le 7 octobre par une barbarie encore plus importante, avec un génocide en cours dans la bande de Gaza et une volonté d’extermination portée par une partie du gouvernement israélien. Il faut que la communauté internationale et la France réagissent. Il faut du courage politique », a-t-il ajouté.



