Le chef rebelle soudanais Minni Minnawi a vivement critiqué la communauté internationale, l'accusant de « silence criminel » face aux violences persistantes au Darfour et au Kordofan. Lors d'une conférence de presse tenue à Khartoum, Minnawi a dénoncé l'inaction des grandes puissances et des organisations humanitaires.
Des accusations graves
Minnawi, qui dirige le Mouvement pour la libération du Soudan (MLS), a déclaré que les forces gouvernementales et les milices alliées continuaient de commettre des atrocités contre les civils. Il a notamment évoqué des bombardements aériens, des pillages et des violences sexuelles. « La communauté internationale regarde ailleurs pendant que notre peuple souffre », a-t-il affirmé.
Un conflit oublié
Le Darfour et le Kordofan sont en proie à des conflits armés depuis des décennies. Malgré les accords de paix signés en 2020, la violence persiste. Les groupes rebelles accusent le gouvernement de ne pas respecter ses engagements, notamment en matière de désarmement des milices et de protection des civils.
Minnawi a appelé les Nations unies et l'Union africaine à intervenir de toute urgence. « Nous demandons une enquête internationale indépendante sur les crimes de guerre commis », a-t-il insisté. Il a également exhorté les pays voisins à cesser tout soutien aux milices.
Réactions internationales
Jusqu'à présent, les réactions internationales sont rares. Les États-Unis ont exprimé leur « préoccupation » mais n'ont pas annoncé de mesures concrètes. L'Union européenne a appelé au dialogue, sans condamner explicitement les violences. Cette passivité est perçue par Minnawi comme une forme de complicité.
Le chef rebelle a également souligné l'urgence humanitaire : des millions de personnes sont déplacées et souffrent de la faim. « Le silence de la communauté internationale est criminel », a-t-il martelé, avant de conclure : « L'histoire jugera ceux qui ont choisi de fermer les yeux. »



