Le Mélenchonavirus fait son retour : un virus idéologique qui détruit ses alliés
Retour du Mélenchonavirus : un virus idéologique redoutable

On le croyait affaibli. Relégué aux facultés de sciences humaines, aux réunions syndicales mal aérées et aux comptes TikTok sous perfusion de colère algorithmique, il semblait avoir perdu sa capacité de viralité électorale. Erreur classique. Le Mélenchonavirus est de retour.

Un virus qui renaît dans la confusion

Les autorités sanitaires pensaient avoir contenu le foyer principal au printemps 2022. Le patient semblait affaibli. Certains spécialistes parlaient même d'une extinction progressive du variant historique au profit de formes plus molles de social-démocratie. Erreur classique. Comme tous les virus idéologiques, le Mélenchonavirus adore les périodes de confusion institutionnelle. La dissolution de 2024 lui a offert un terrain de reproduction idéal : peur sociale, hystérisation médiatique et bourgeoisie culturelle en quête permanente de culpabilité occidentale. Un incubateur rêvé.

Symptômes et conséquences

Le virus a officiellement refait surface il y a quelques jours sur le plateau du journal de TF1. Depuis, toute la gauche observe fébrilement les courbes de contamination. Car le Mélenchonavirus possède une particularité redoutable : il détruit d'abord ses propres alliés.

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Les premiers symptômes sont désormais bien documentés. Le sujet contaminé développe une hostilité immédiate envers les journalistes, les contradicteurs et parfois même les faits. Le malade ne débat plus : il accuse. Il ne répond plus : il dénonce. À un stade avancé, il peut se mettre à tutoyer la République elle-même.

Les troubles du langage apparaissent ensuite rapidement. Le patient ne parle plus de désaccord mais de « fascisation ». Il ne voit plus des opposants mais des « ennemis du peuple ». Certaines voyelles s'allongent subitement : « Paaalestiiine » devient une incantation plus qu'un mot, souvent suivi d'une poussée de communautarisme où la lutte des classes mute en revendications religieuses rétrogrades, mais électoralement rentables.

Populations à risque

Les populations à risque sont connues : étudiants en sociologie décoloniale, écologistes déjà fragilisés par le variant Rousseau, électeurs socialistes en état de grande détresse identitaire, et quinquagénaires de France Inter persuadés de faire encore « barrage au fascisme » en achetant du café équitable.

Dans les cas les plus sévères, le malade peut présenter des crises de mégalomanie aiguë. Il se croit investi d'une mission. Il pense incarner seul le peuple, la Nation, parfois même l'Histoire. Ce symptôme porte un nom scientifique : le syndrome du « La République, c'est moi ».

Les chercheurs ne parlent plus d'un simple populisme inflammatoire, mais d'un variant plus agressif mêlant culte du chef et purge des sujets critiques : une sorte de scientologie trotskiste à keffieh réglementaire.

Aucun traitement connu

À ce jour, aucun traitement réellement efficace n'a été trouvé. Le réel économique semble sans effet. Même l'usure du temps ne garantit rien. Car le Mélenchonavirus possède une capacité de résurrection exceptionnelle. C'est moins un programme politique qu'une maladie auto-immune de la démocratie française.

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