Des milliers de musulmans ont commencé à quitter La Mecque ce vendredi, après avoir accompli le pèlerinage annuel du hajj, qui s'est déroulé dans un contexte de guerre régionale et de chaleurs accablantes. Les autorités saoudiennes ont rapporté que plus de deux millions de fidèles ont participé aux rituels cette année, un nombre proche des niveaux d'avant la pandémie de Covid-19.
Un contexte géopolitique tendu
Le hajj 2026 a été marqué par l'ombre des conflits au Moyen-Orient, notamment la guerre à Gaza et les tensions entre l'Iran et l'Arabie saoudite. Les pèlerins iraniens, qui avaient boycotté le pèlerinage ces dernières années en raison de différends diplomatiques, étaient de retour cette année, mais dans une atmosphère chargée. "Nous prions pour la paix dans toute la région", a déclaré un pèlerin égyptien de 45 ans.
Des températures extrêmes
Les températures ont dépassé les 45 degrés Celsius à La Mecque pendant plusieurs jours, rendant les rituels en plein air particulièrement éprouvants. Les services de secours saoudiens ont traité des milliers de cas d'épuisement par la chaleur et de déshydratation. Des tentes climatisées et des points d'eau ont été installés le long du parcours, mais de nombreux pèlerins ont souffert de la chaleur.
Mesures sanitaires renforcées
Les autorités saoudiennes ont mis en place des mesures sanitaires strictes pour prévenir les épidémies, notamment la vaccination obligatoire contre la méningite et la grippe. Des contrôles de température ont été effectués à l'entrée des lieux saints. Malgré ces précautions, des cas de maladies respiratoires ont été signalés parmi les pèlerins.
Un pèlerinage sous haute sécurité
La sécurité a été renforcée tout au long du hajj, avec des milliers de policiers et de soldats déployés pour éviter les bousculades et les actes de violence. Aucun incident majeur n'a été rapporté, mais la tension reste palpable. "Nous sommes venus pour adorer Dieu en paix, mais nous ne pouvons ignorer ce qui se passe autour de nous", a confié une pèlerine indonésienne.
Le hajj est l'un des cinq piliers de l'islam et doit être accompli par tout musulman qui en a les moyens physiques et financiers. Cette année, il a été un rappel des défis auxquels la région est confrontée, entre conflits et changements climatiques.



