L'ancien président sénégalais Macky Sall est arrivé ce samedi 18 juillet 2026 à l'aéroport international Blaise Diagne de Dakar, après plusieurs mois d'absence. Il s'est immédiatement présenté comme candidat à la direction de l'Organisation des Nations unies (ONU), en vue de succéder à António Guterres, dont le mandat s'achève fin 2026.
Un retour très attendu
Macky Sall, âgé de 64 ans, a été accueilli par une foule de partisans et de responsables politiques. Dans une déclaration à la presse, il a affirmé : "Je suis de retour au Sénégal pour proposer ma candidature à la direction de l'ONU. Je crois que l'Afrique doit jouer un rôle plus important dans la gouvernance mondiale." Selon des sources proches de son entourage, cette candidature est le fruit de plusieurs mois de consultations avec des diplomates africains et internationaux.
Une candidature africaine pour l'ONU
Le Sénégal, membre fondateur de l'ONU, n'a jamais eu de secrétaire général originaire de ses rangs. Macky Sall, qui a dirigé le pays de 2012 à 2024, est considéré comme un candidat sérieux. Il a notamment présidé l'Union africaine en 2022-2023 et a été impliqué dans plusieurs dossiers internationaux, dont le changement climatique et la réforme du Conseil de sécurité. Sa candidature est soutenue par plusieurs pays africains, mais doit encore obtenir l'aval de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité.
Les étapes de la succession
Le processus de sélection du prochain secrétaire général de l'ONU est déjà en cours. António Guterres, qui a exercé deux mandats, ne peut se représenter. La candidature de Macky Sall devra être présentée officiellement par le Sénégal, puis examinée par le Conseil de sécurité, qui recommande un candidat à l'Assemblée générale. Selon des analystes, plusieurs autres candidats africains pourraient se manifester, notamment l'ancienne présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, et l'ancien Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn.
Un accueil mitigé au Sénégal
Le retour de Macky Sall intervient dans un contexte politique tendu au Sénégal. Son successeur, Bassirou Diomaye Faye, élu en mars 2024, a mené une politique de rupture, notamment en matière de lutte contre la corruption. Certains observateurs estiment que la candidature de Sall à l'ONU pourrait être perçue comme une tentative de se relégitimer sur la scène internationale. Interrogé, un porte-parole de la présidence sénégalaise a déclaré : "Le président Faye soutient toute candidature sénégalaise qui pourrait renforcer la place de notre pays dans le monde."
Les défis de la campagne
Macky Sall devra convaincre les membres du Conseil de sécurité, notamment les cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni). Sa position sur des dossiers sensibles, comme la guerre en Ukraine ou la crise au Sahel, sera scrutée de près. Selon un diplomate ouest-africain cité par l'AFP, "Macky Sall a l'avantage de connaître les arcanes des Nations unies et de bénéficier d'un réseau solide. Mais il devra faire face à une concurrence accrue."
Un avenir incertain
Si sa candidature aboutit, Macky Sall deviendrait le premier secrétaire général de l'ONU originaire d'Afrique de l'Ouest. Dans le cas contraire, il pourrait se tourner vers d'autres fonctions internationales, selon ses proches. En attendant, il a prévu de rencontrer des dirigeants africains dans les prochaines semaines pour consolider son soutien.



