Jean Ziegler, figure emblématique de la gauche suisse et critique virulent du capitalisme, est décédé à l'âge de 92 ans. Sociologue, écrivain et homme politique, il a marqué la vie intellectuelle et militante par son engagement contre la faim dans le monde et les inégalités.
Un parcours politique et académique
Né en 1934 à Thoune, en Suisse, Jean Ziegler a été professeur de sociologie à l'Université de Genève et à la Sorbonne. Il a siégé au Parlement suisse sous les couleurs du Parti socialiste. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont La Suisse lave plus blanc et Les nouveaux maîtres du monde, qui ont dénoncé les dérives du capitalisme et les paradis fiscaux.
Un défenseur des droits humains
Ziegler a été membre du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies et rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation. Son combat contre la faim dans le monde l'a conduit à critiquer les politiques des grandes puissances et des institutions financières internationales. Il a toujours défendu les peuples opprimés et dénoncé l'exploitation des pays du Sud.
Un héritage controversé
Figure clivante, Jean Ziegler était admiré par ses partisans pour sa constance et sa radicalité, mais critiqué par ses détracteurs pour ses positions jugées extrêmes. Il n'a jamais cessé de dénoncer le capitalisme financier et la mondialisation libérale. Sa voix restera une référence pour les mouvements altermondialistes et les défenseurs de la justice sociale.
Son décès a suscité de nombreuses réactions dans le monde politique et intellectuel. Le Parti socialiste suisse a salué la mémoire d'un homme qui a consacré sa vie à la lutte contre les inégalités. Les hommages soulignent son courage et sa détermination à dénoncer les injustices, même face aux critiques.
Jean Ziegler laisse derrière lui une œuvre riche et un héritage militant qui continuera d'inspirer les générations futures. Sa disparition marque la fin d'une époque pour la gauche suisse et pour l'altermondialisme.



