Le blogueur dissident azéri Mahammad Mirzali, qui vit sous très haute protection policière en France après avoir échappé à trois tentatives d'assassinat, a témoigné au tribunal face au commando accusé de l'avoir laissé pour mort à Nantes en mars 2021. Il a raconté une existence en sursis, déclarant : « La décision a été prise, je dois mourir ».
Un récit glaçant
Lors de l'audience, Mirzali a décrit les menaces constantes qui pèsent sur lui depuis qu'il a critiqué le régime azéri. Il a expliqué que les autorités de son pays d'origine le considèrent comme un traître et ont ordonné son élimination. Le 15 mars 2021, il a été attaqué par un commando de trois hommes à Nantes, qui l'ont frappé et poignardé avant de le laisser pour mort.
Une protection renforcée
Depuis cet événement, Mirzali bénéficie d'une protection policière permanente. Il vit dans un lieu tenu secret et ne peut se déplacer sans escorte. Malgré ces mesures, il affirme vivre dans la peur constante, sachant que le régime azéri continue de vouloir sa mort.
Le procès en cours
Le procès des trois suspects, tous d'origine azérie, se tient actuellement à Nantes. Ils sont accusés de tentative d'assassinat en bande organisée. Mirzali espère que la justice française fera la lumière sur cette affaire et protégera les dissidents en exil.
Ce témoignage intervient dans un contexte de répression accrue en Azerbaïdjan contre les voix critiques. Plusieurs opposants ont été emprisonnés ou contraints à l'exil. La France, pays d'accueil de nombreux réfugiés politiques, est régulièrement sollicitée pour garantir leur sécurité.



