Les épidémies d'Ebola sont redoutables et redoutées. Mais cette fois, cela est plus compliqué encore. L'épidémie qui s'est déclarée en mai dernier et qui touche actuellement la République démocratique du Congo (RDC) se propage plus rapidement qu'aucune autre auparavant, a indiqué ce jeudi le Dr Wessam Mankoula, responsable des situations d'urgence de l'Africa CDC, l'agence de santé de l'Union africaine (UA).
Un virus qui devance la réponse sanitaire
Ce qui inquiète vraiment le scientifique, c'est que « le virus continue de devancer notre réponse. Il se répand plus vite que se déploient les moyens pour contrôler la situation », a-t-il déclaré lors d'un point de presse en ligne, précisant : « pas seulement parmi les épidémies de virus Bundibugyo, mais parmi tous les différents virus provoquant Ebola ».
Aucun vaccin ni traitement pour le virus Bundibugyo
Au total, 600 décès sur 1.759 cas confirmés ont été recensés en RDC depuis le début de l'épidémie actuelle, a indiqué jeudi l'OMS dans un point de situation daté du 7 juillet, ajoutant que le bilan restait stable (deux morts pour 20 cas confirmés) en Ouganda voisin. La RDC a connu 17 épidémies d'Ebola, mais il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique pour le virus Bundibugyo.



