Dylan Bronn : 3e Mondial avec la Tunisie, ambitions et amour pour Cannes
Dylan Bronn : 3e Mondial avec la Tunisie, ambitions et Cannes

Né à Cannes, Dylan Bronn s'apprête à disputer sa troisième Coupe du Monde avec la Tunisie, les Aigles de Carthage. Avant de s'envoler pour le Mexique, le défenseur du Servette s'est livré sur ses ambitions, sa blessure et son amour pour sa Côte d'Azur natale.

Retour après une année 2026 marquée par les blessures

Interrogé sur son état de forme après une année 2026 compliquée, Dylan Bronn explique : « J'ai eu un claquage à l'ischio lors du dernier match de la Coupe d'Afrique contre le Mali en janvier. C'était deux ou trois semaines d'arrêt. Puis, un mois et demi après mon retour, je me suis fait une luxation de la rotule à l'entraînement. Ce n'était pas top, j'ai eu du malchance, mais j'ai tout donné pour récupérer à 100 % et être dans la liste. Avec le staff du Servette, on a bien travaillé. Quand j'ai pu rejouer, le coach m'a laissé sur le banc. Je n'ai pas eu de minutes, mais je monte en puissance. Si l'équipe a besoin de moi, je suis prêt. »

Une troisième Coupe du Monde pleine d'émotions

Pour Bronn, représenter la Tunisie, le pays d'origine de sa mère, est une immense fierté : « C'est fantastique. Je n'aurais jamais imaginé faire dix ans en sélection nationale. Je m'en rappelle, à Cannes, je ne me posais même pas la question. Aujourd'hui, je suis à l'aube de ma troisième Coupe du Monde. Représenter le pays de ma maman, c'est magnifique. Je le vois dans ses messages, elle m'écrit tous les jours et je sens que c'est différent pour elle. C'est le cœur qui parle. »

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Une préparation encourageante malgré une défaite

Le stage en Tunisie s'est bien déroulé : « On a énormément travaillé. C'est dommage d'avoir perdu 1-0 en Autriche en amical, car on les a titillés (trois poteaux). Ils prennent un carton rouge, on pense que le match tourne, mais l'Autriche a de très bons joueurs de Bundesliga. Il faut se servir de cette défaite pour comprendre qu'on n'est jamais à l'abri. Au Mondial, la moindre erreur se paie cash. »

L'objectif : sortir des poules pour la première fois

La Tunisie n'a jamais franchi la phase de groupes en six participations. Bronn affirme : « C'est clairement l'objectif. On aimerait écrire l'histoire du football tunisien. Être les premiers à passer les poules serait exceptionnel. Mais il n'y a pas de cadeau en Coupe du Monde. Depuis que je suis en sélection, je sors frustré des compétitions. La seule fois où je suis allé loin, c'était la CAN 2019 avec Alain Giresse. Sortir des poules cette année, c'est jouable. Il faut le faire. J'aimerais rentrer chez moi avec le sourire et le sentiment du devoir accompli. »

Les adversaires : Suède, Japon et Pays-Bas

Sur la Suède, premier adversaire : « C'est une superbe équipe avec des joueurs comme Isak ou Gyökeres. On a notre carte à jouer. Ils sont grands et athlétiques, aiment les coups de pied arrêtés, on a travaillé là-dessus. » Le Japon : « Une grosse nation, de plus en plus forte. Elle a gagné contre le Brésil. Ce n'est pas une surprise qu'elle soit à ce niveau. Il faudra faire attention à ses forces collectives. » Les Pays-Bas : « Pas besoin de les présenter. Pour passer, il faudra être à 300 %, tueur, rigoureux et concentré de bout en bout. Je me rappelle de notre défaite contre l'Angleterre en 2018 : on prend un but à la 91e minute à cause d'un relâchement. Il faut gommer ces erreurs. »

L'apport du sélectionneur Sabri Lamouchi

Depuis l'arrivée de Sabri Lamouchi après l'élimination en CAN, le groupe a rajeuni. Bronn apprécie : « On prend énormément de plaisir. On ressort de chaque entraînement avec le sourire, ce qui n'a pas toujours été le cas. Il a apporté de la qualité technique et tactique. Le staff est extrêmement professionnel. Les consignes sont claires. On a tout pour réussir. »

Attachement à Cannes et à sa famille

Bronn évoque sa famille restée à Cannes : « Mes parents et ma sœur y vivent. Je vais faire la surprise à mon père, qui achète le journal tous les matins. Je ne lui parlerai pas de l'interview avant sa publication. » Il suit aussi l'AS Cannes, qui retrouve la Ligue 3 : « Cannes, c'est toute ma vie, mon club de cœur. J'y ai commencé à 4 ans. Je suis tous les matchs. Quelle fierté de les voir remonter en National. Ils peuvent monter en Ligue 2. »

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