La société ukrainienne Global Mark a dévoilé au salon Eurosatory, qui se tient cette semaine au nord de Paris, un impressionnant drone sous-marin baptisé Sea Trident. Cet engin pourrait jouer un rôle clé en Mer Noire, selon l'entreprise, qui le présente comme « capable d'infiltrer discrètement les zones maritimes contestées ».
Caractéristiques techniques du Sea Trident
D'une longueur de dix mètres, le Sea Trident affiche une portée maximale d'environ 3 200 km. Il peut atteindre une vitesse de 10 nœuds (18,5 km/h) et une vitesse de croisière de 11 km/h. Sa profondeur de plongée opérationnelle est de 60 mètres, mais il peut se déplacer jusqu'à 5 mètres de profondeur, lui permettant d'opérer dans les zones côtières.
Le drone peut acheminer des charges allant jusqu'à une tonne vers des cibles stratégiques. Ses missions sont triples : opérations kamikazes, logistique et livraison de charges, ainsi que l'interception et la neutralisation d'autres drones sous-marins.
Un système optimisé pour les opérations asymétriques
« Le système est optimisé pour les opérations asymétriques modernes, nécessitant discrétion et grande autonomie », explique l'entreprise. Global Mark, connue jusqu'ici pour ses drones aériens et ses systèmes de guerre électronique, présente ici son tout premier drone sous-marin. C'est la première fois que l'appareil est dévoilé publiquement, mais l'entreprise n'a pas communiqué sur son déploiement opérationnel.
Contexte ukrainien des drones sous-marins
Le Sea Trident n'est pas le premier drone sous-marin ukrainien. La société Toloka a récemment mis à jour sa gamme d'engins autonomes sous-marins, dont le plus grand, le TLK 1000, peut mesurer 12 mètres de long avec une charge utile pouvant atteindre 5 000 kg dans l'ogive. Par ailleurs, les Ukrainiens utilisent déjà de petits drones navals et sous-marins pour des opérations kamikazes en Mer Noire.



