Dans une chronique publiée le 17 mai 2026, Frédéric Encel, professeur en relations internationales et docteur en géopolitique, revient sur le sommet Trump-Xi Jinping à Pékin et remet en question l'idée d'une prédominance chinoise sur les États-Unis.
Des preuves de puissance plutôt que des discours
L'auteur cite le poète Reverdy : « Il n’y a pas d’amour, seulement des preuves d’amour. » Il applique cette maxime à la puissance : seuls des paramètres précis et probants peuvent attester de la suprématie d'un pays. Or, selon lui, les arguments avancés pour proclamer le déclin américain sont souvent superficiels.
Critères insuffisants
Encel critique trois indicateurs fréquemment utilisés :
- Le poids démographique : la population chinoise, bien que nombreuse, est en déclin et ne garantit pas une domination.
- Le PIB en croissance : une augmentation du produit intérieur brut ne suffit pas à établir une superpuissance.
- La quantité de navires de guerre : posséder une flotte importante ne signifie pas automatiquement une victoire militaire.
Pour le professeur, les États-Unis conservent leur statut de superpuissance mondiale grâce à des atouts durables dans les domaines militaire, économique, technologique et culturel. Le sommet de Pékin n'a fait que confirmer cette réalité, malgré les discours sur l'essor chinois.
Encel conclut que la Chine, bien qu'en progression, ne dépasse pas encore les États-Unis sur l'ensemble des critères de puissance. La prudence est de mise avant d'enterrer la domination américaine.



