Un attaquant au parcours hors du commun
À l'approche du match France-Irak en Coupe du monde 2026, l'attention se porte sur Aymen Hussein, l'attaquant irakien de 30 ans. Avec 15 buts en 35 sélections, il est le meilleur buteur de l'histoire de son pays en compétitions internationales. Né à Bagdad en 1996, Hussein a grandi dans un pays déchiré par des décennies de conflits.
La guerre comme moteur
« La guerre m'a forgé, elle m'a appris à ne jamais abandonner », confie-t-il dans une interview à la FIFA. Son frère aîné a été tué lors d'un attentat à la voiture piégée en 2007, un drame qui a renforcé sa détermination à réussir dans le football. Hussein a débuté sa carrière professionnelle à l'Al-Minaa, club de la ville portuaire de Bassorah, avant de rejoindre l'Al-Shorta, l'un des plus grands clubs irakiens.
Un symbole de résilience nationale
La sélection irakienne, souvent considérée comme un outsider, compte sur son attaquant pour créer la surprise face aux champions du monde français. « Aymen est notre leader, il inspire toute l'équipe », a déclaré le sélectionneur irakien Jesús Casas. Lors des éliminatoires, Hussein a marqué 7 buts, contribuant largement à la qualification de l'Irak pour sa première Coupe du monde depuis 1986.
Un défi de taille face aux Bleus
Le match contre la France, prévu le 28 juin 2026 au Stade de France, s'annonce comme un test majeur pour l'Irak. Les Bleus, emmenés par Kylian Mbappé, partent favoris, mais Hussein reste confiant : « Nous n'avons rien à perdre, tout à gagner. Nous jouerons avec notre cœur, comme toujours. »
Un espoir pour tout un pays
Au-delà du sport, la participation de l'Irak à la Coupe du monde 2026 est un symbole fort pour un pays en quête de reconstruction. Hussein, qui a refusé des offres de clubs européens pour rester fidèle à son club de l'Al-Shorta, incarne cet espoir. « Je veux montrer au monde que l'Irak n'est pas seulement un pays de guerres, mais aussi de talents et de passion », a-t-il ajouté.



