Chasse du Var : mission de sensibilisation dans le haut Var
Chasse du Var : sensibilisation dans le haut Var

La Fédération départementale des chasseurs du Var, sous la présidence de Laurent Faudon, a organisé une réunion de sensibilisation à La Bastide, dans le haut Var, pour présenter ses actions en faveur du petit gibier et de la gestion durable des milieux naturels. Deux techniciens, Jean-Noël Philibert, responsable des aménagements en faveur du petit gibier, et Amélie Vallier, chargée des dossiers d'écocontribution, ont échangé avec un public attentif composé d'élus locaux et de représentants de sociétés de chasse.

Un constat alarmant sur la fermeture des milieux

Jean-Noël Philibert a présenté cinq thèmes principaux : l'évolution des habitats, les projets d'aménagement départementaux, le suivi de la petite faune (perdrix, lapin, lièvre), l'enquête auprès des sociétés de chasse, et la communication et les actions de sensibilisation. À l'aide de cartes comparatives des années 1960 et de 2023, il a démontré que la fermeture des milieux et l'urbanisation ont fortement réduit l'habitat de la petite faune méditerranéenne. Par exemple, la commune de La Farlède voit son territoire limité à une étroite bande boisée entre lotissements et massif du Coudon. Un projet d'ouverture de milieu pour implanter du lapin de garenne en faveur de l'aigle de Bonelli a été refusé par la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) en raison de l'impact visuel paysager jugé « trop important ». Ce refus est difficile à comprendre pour les chasseurs, d'autant que la densité de pins augmente les risques d'incendie, comme l'a montré le cas de Cotignac. Malgré ces obstacles, le technicien a affirmé : « On ne lâche rien. »

Des investissements conséquents pour la biodiversité

Les projets d'aménagement sont nombreux : plantation de haies avec les écoles, création de trous d'eau, broyages alvéolaires, ouverture des milieux. Sur cinq ans, la Fédération a investi 12 209 euros pour les haies, 326 661 euros pour la culture faunistique, 574 791 euros pour l'ouverture du milieu, et 112 464 euros pour la réalisation de 41 trous d'eau. Au total, plus d'un million d'euros ont été consacrés aux forêts varoises, témoignant d'un engagement fort pour la biodiversité.

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Un suivi rigoureux de la petite faune

Les comptages montrent une stabilité des populations de renards et de lièvres, et une hausse des chevreuils. En revanche, la perdrix rouge est préoccupante à cause de la disparition de son habitat. Pour la soutenir, la Fédération accompagne les sociétés de chasse dans la création de volières HQCD (Haute qualité cynégétique durable). La société de chasse de Trigance, présidée par Christian Varagnac, est citée en exemple : plus de 30 poussins sont nés dans leur volière cette année. Pour le lapin de garenne, l'ouverture des milieux a permis un retour encourageant avec plus de 170 garennes aménagées et plus de 540 hectares colonisés.

Des actions de sensibilisation et de communication

Une fiche d'enquête a été distribuée aux sociétés de chasse pour mieux connaître leurs besoins. La Fédération a présenté l'opération « J'aime la nature propre », qui rencontre un vif succès. Deux projets de communication ont été dévoilés : un long-métrage sur les actions des chasseurs et deux bandes dessinées sur la protection des milieux naturels. Les techniciens ont rappelé que la chasse moderne repose sur des analyses scientifiques précises. Leur conclusion : « Avec toutes ces actions, nous sommes sans aucun doute les premiers écologistes de France. »

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