Canicule : fruits et légumes plus petits, prix en hausse de 13 %
Canicule : fruits et légumes plus petits, prix +13 %

Les conséquences de la canicule et de la sécheresse de l'été commencent à se matérialiser dans les rayons des supermarchés. Ce mercredi, les dirigeants de Coopérative U et de Carrefour ont averti que les consommateurs devront désormais s'attendre à des fruits et légumes plus petits ou moins réguliers, avec une hausse des prix de 13 % en moyenne sur la période estivale.

Des calibres réduits et des prix en hausse

« Les fruits et légumes arrivent dans des calibres et des tailles beaucoup plus petits et leurs prix ont augmenté de 13 %, en moyenne, cet été », a indiqué Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, au Parisien. Face à cette situation, l'enseigne a décidé d'assouplir ses critères de sélection en acceptant « des calibres plus petits, des fruits et légumes moches qui avant, étaient mis au rebut ».

Dominique Schelcher appelle les clients à continuer d'acheter ces produits malgré leur apparence : « Les produits sont peut-être moins jolis que d'habitude, mais achetez-les quand même, vous soutiendrez ainsi les agriculteurs. » Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, a également évoqué sur RTL « des fruits et légumes "moches" on va dire, ou plus petits », estimant qu'« il va falloir s'y habituer ».

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Des filières agricoles particulièrement touchées

Certaines filières agricoles sont plus durement affectées que d'autres. Les producteurs de pommes de terre anticipent une récolte en baisse de 23 % sur un an, avec le rendement le plus faible depuis plus de 30 ans et une perte évaluée à au moins 400 millions d'euros. « Pour les pommes de terre, ça pourrait être catastrophique, il faut s'attendre à ce que les frites soient bien plus petites », prévient Dominique Schelcher.

La betterave sucrière est également concernée, avec une production annoncée en recul de 20 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Ces baisses de production reflètent l'impact direct des conditions climatiques extrêmes sur les rendements agricoles.

Pas de hausse généralisée des prix, mais une adaptation nécessaire

Toutefois, le dirigeant de Coopérative U ne prévoit pas de hausse généralisée des prix. « Les prix devraient rester globalement stables. Si certains augmentent sur les fruits et légumes, d'autres baissent fortement sur l'hygiène, la droguerie, la parfumerie et les produits d'entretien », affirme-t-il. Cette stabilité relative contraste avec les tensions sur les produits frais.

Pour Dominique Schelcher, les consommateurs doivent cependant s'adapter à une disponibilité moins régulière de certains produits : « Nous sommes entrés dans un monde de la rareté, il n'y aura pas des quantités tout le temps sur tout. » Cette déclaration souligne un changement structurel dans l'approvisionnement alimentaire, lié aux aléas climatiques.

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