Pétrole vénézuélien : souveraineté préservée, assure Delcy Rodríguez
Pétrole : souveraineté vénézuélienne préservée

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a déclaré que le pays conserve la propriété et la souveraineté de son pétrole après l'accord conclu avec les États-Unis. Cette annonce, faite lors d'une conférence de presse le 29 août, vise à apaiser les inquiétudes de l'opposition et de la communauté internationale.

Un accord critiqué par l'opposition

L'accord, signé le 28 août, prévoit une reprise des exportations pétrolières vénézuéliennes vers les États-Unis, suspendues depuis 2019. En contrepartie, Washington a accepté de lever certaines sanctions économiques. Cependant, l'opposition vénézuélienne, menée par Juan Guaidó, dénonce un abandon de souveraineté et une mainmise américaine sur les ressources du pays.

Delcy Rodríguez a répondu à ces critiques en soulignant que « le Venezuela conserve la propriété et la souveraineté de son pétrole ». Elle a ajouté que l'accord ne concerne que la commercialisation, et non le contrôle des ressources. La présidente par intérim a également rappelé que la compagnie nationale PDVSA reste l'unique opérateur sur le territoire.

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Un enjeu économique majeur

Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole prouvées au monde, estimées à 300 milliards de barils. La production actuelle, d'environ 800 000 barils par jour, est loin de son pic historique de 3,5 millions. L'accord avec les États-Unis pourrait permettre d'augmenter la production et d'alimenter les caisses de l'État, exsangues après des années de crise économique.

Selon les analystes, cette reprise des exportations pourrait générer jusqu'à 2 milliards de dollars par an pour le gouvernement vénézuélien. Cependant, la mise en œuvre de l'accord dépendra de la coopération des deux parties et du respect des conditions fixées, notamment en matière de transparence et de droits de l'homme.

Une position ferme

Delcy Rodríguez a insisté sur le fait que le gouvernement vénézuélien n'acceptera aucune ingérence étrangère dans la gestion de ses ressources. « Nous n'avons pas signé un accord de cession, mais un accord commercial », a-t-elle affirmé. Elle a également annoncé que des discussions étaient en cours avec d'autres pays, dont la Chine et la Russie, pour diversifier les partenariats.

L'opposition, de son côté, appelle à un débat national sur l'accord et menace de le contester devant la justice. La communauté internationale observe avec attention, alors que les États-Unis cherchent à stabiliser leurs approvisionnements énergétiques. L'avenir dira si cet accord permettra de relancer l'économie vénézuélienne tout en préservant la souveraineté nationale.

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