Dans sa chronique diffusée sur Le Point, l’humoriste et chroniqueuse Sophia Aram s’attaque aux écologistes, qu’elle accuse de pratiquer « l’art de l’autosabotage ». Selon elle, ces derniers adoptent des positions et des actions qui desservent leur propre combat pour l’environnement.
Des contradictions qui fragilisent le message écologiste
Sophia Aram pointe du doigt les incohérences de certains militants écologistes. Elle cite notamment des exemples où des actions de désobéissance civile, comme le blocage de routes ou l’occupation de lieux publics, finissent par aliéner une partie de l’opinion publique. « Plus ils crient, moins on les écoute », résume-t-elle, estimant que ces méthodes radicales éloignent les citoyens de la cause climatique.
La chroniqueuse souligne également que les écologistes peinent à s’entendre entre eux. « Ils passent plus de temps à se disputer sur la couleur du compost qu’à convaincre les Français », ironise-t-elle, évoquant les divisions internes qui minent le mouvement. Selon elle, cette fragmentation empêche de construire un discours cohérent et audible.
Un rejet des compromis politiques
Sophia Aram déplore aussi le refus des écologistes de faire des compromis avec d’autres forces politiques. « Ils préfèrent perdre avec leurs idées pures que gagner avec des alliés imparfaits », affirme-t-elle, en référence aux échecs électoraux récents. Elle cite l’exemple de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), où les écologistes auraient, selon elle, contribué à l’échec de l’alliance par leur intransigeance.
La chroniqueuse estime que cette posture d’opposition systématique les rend inefficaces. « À force de vouloir tout changer, ils ne changent rien », conclut-elle, ajoutant que les avancées environnementales passent par des réformes progressives, non par des ruptures brutales.
Un appel à la responsabilité
Sophia Aram appelle les écologistes à « arrêter de se tirer une balle dans le pied » et à adopter une stratégie plus pragmatique. Elle insiste sur la nécessité de « parler à tous les Français, pas seulement aux convaincus ». Selon elle, le mouvement écologiste doit sortir de son entre-soi pour toucher un public plus large.
La chronique se termine sur une note d’espoir : « L’écologie est trop importante pour être laissée aux seuls écologistes qui s’autosabotent. » Sophia Aram invite ainsi à une refonte du discours et des méthodes pour que la cause environnementale progresse réellement.



