Quarante ans après la catastrophe de Tchernobyl, la contestation antinucléaire s'affiche dans le Gard rhodanien. Des pancartes signalant des zones à évacuer ont fleuri autour de Marcoule, pour rappeler la vulnérabilité des habitants en cas d'accident nucléaire.
Des pancartes à l'entrée des communes
À l'entrée de plusieurs communes du Gard rhodanien, les automobilistes ont pu, ces derniers jours, apercevoir de nouvelles pancartes. C'est le cas à Bagnols-sur-Cèze, à Chusclan ou encore à Laudun-l'Ardoise où, sous les panneaux d'agglomération, on peut lire « Zone à évacuer en cas d'accident nucléaire ». Une action revendiquée par le Collectif halte aux nucléaires Gard (Chang), « à l'appel de la Coordination nationale antinucléaire », quarante ans après la catastrophe de Tchernobyl.
Rendre visibles les zones d'exclusion
« En France, au lieu d'alerter les populations et donner des conseils pour limiter les contaminations comme dans les pays voisins, les autorités ont prétendu que le pays n'était pas affecté par le nuage radioactif », écrit le collectif qui a décidé, « par solidarité avec les victimes » de mener une action « pour rendre visibles les zones d'exclusion qui seraient mises en place autour des centrales et usines atomiques françaises en cas d'accident nucléaire ». C'est donc ce qui a été fait dans le Gard rhodanien, autour du site de Marcoule.
Le Chang conclut en indiquant avoir voulu « rappeler à la population qu'un accident atomique aurait de graves conséquences sur la vie des habitants des territoires impactés obligés de tout quitter du jour au lendemain ». Cette action s'inscrit dans un contexte de commémoration de la catastrophe de Tchernobyl, survenue le 26 avril 1986, et vise à sensibiliser le public aux risques nucléaires persistants.



