Nouveaux OGM : les risques de la dérégulation imminente dans l'UE
Nouveaux OGM : dérégulation imminente dans l'UE

Alors que l'Union européenne s'apprête à déréguler les nouveaux OGM (organismes génétiquement modifiés), de nombreuses voix s'élèvent pour dénoncer les risques potentiels. Cette décision, qui pourrait être officialisée dans les prochains jours, est comparée à un "jeu d'allumettes au pied d'un brasier" par les opposants.

Une dérégulation controversée

La Commission européenne propose de classer les nouveaux OGM issus de techniques de mutagenèse et de cisgenèse comme des organismes conventionnels, les exemptant ainsi des strictes procédures d'évaluation des risques et d'étiquetage. Cette mesure vise à favoriser l'innovation agricole, mais elle soulève de vives critiques.

Les risques pour l'environnement

Les associations environnementales alertent sur les conséquences écologiques. Les nouveaux OGM pourraient se propager dans la nature, contaminer les cultures biologiques et réduire la biodiversité. "On joue avec des allumettes au pied d'un brasier", prévient un porte-parole de Greenpeace, soulignant l'irréversibilité potentielle des impacts.

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Les enjeux sanitaires

Des scientifiques s'inquiètent également des effets sur la santé humaine. Contrairement aux OGM traditionnels, ces nouveaux organismes ne seraient pas soumis à des tests approfondis. L'absence d'étiquetage empêcherait les consommateurs de faire des choix éclairés. Une pétition signée par plus de 300 000 citoyens européens demande le maintien des réglementations actuelles.

Le contexte politique

Le Parlement européen doit se prononcer prochainement sur cette proposition. Les eurodéputés sont divisés : certains y voient une opportunité pour l'agriculture européenne face aux géants mondiaux, tandis que d'autres dénoncent une concession aux lobbies industriels. La France, par la voix de son ministre de l'Agriculture, s'est dite favorable à une régulation stricte.

Les alternatives possibles

Des experts plaident pour une approche prudente, avec une évaluation cas par cas et un étiquetage obligatoire. Ils rappellent que le principe de précaution, inscrit dans les traités européens, devrait prévaloir. Des initiatives citoyennes, comme les conférences de citoyens, pourraient être mises en place pour débattre de ces enjeux.

En attendant, la pression monte sur les institutions européennes. La décision finale pourrait avoir des répercussions majeures sur l'agriculture, l'environnement et la santé publique en Europe.

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