Le maire de Mandelieu, Sébastien Leroy, a annoncé la signature d'une convention avec la SAFER (Société d'Aménagement Foncier et d'Établissement Rural) pour sanctuariser la basse vallée de la Siagne. Près de 50 hectares, bloqués depuis quarante ans, seront dédiés à l'agriculture et à des promenades publiques le long des berges, sur le modèle de l'aménagement du Capitou. Ce projet vise à préserver la dernière vallée agricole des Alpes-Maritimes, voire de Provence-Alpes-Côte d'Azur, selon le maire.
Un projet pour l'agriculture et la prévention des inondations
L'objectif est de maintenir la biodiversité sans déforestation, d'entretenir les cours d'eau et d'exploiter les friches agricoles. Les nouveaux agriculteurs bénéficieront de l'élan agro-alimentaire impulsé par l'agglomération Cannes-Pays de Lérins. Parallèlement, la préservation de ce site naturel permettra de prévenir les inondations en aval en laissant les crues s'étendre naturellement, faisant tampon avec les zones urbanisées.
Une promenade publique et une rupture avec les mauvaises habitudes
« C'est une vallée préservée qui redevient un axe de promenade et d'agriculture, et non pas de dépôt de marchandises par un détournement d'usages », a déclaré Sébastien Leroy. La convention avec la SAFER est prévue pour une durée initiale de trois ans. Le maire a également souligné que les autres vallées de la région ont été « massacrées par l'urbanisme ».
Acquisition de l'ancien siège d'Escota pour 14 millions d'euros
Par ailleurs, la ville de Mandelieu prévoit l'acquisition de l'ancien siège social d'Escota, situé avenue de Cannes, pour 14 millions d'euros. Une promesse de vente a été signée le 21 mars 2022, mais le déménagement d'Escota vers Nice et Antibes a pris du retard. Le conseil municipal a donc prorogé la promesse de vente jusqu'au 31 mai 2029. Ce site, avec ses bâtiments et parkings, devrait s'intégrer dans le projet Cœur de ville.
Des parcelles privées deviennent publiques pour l'intérêt général
Enfin, des parcelles privées du Chemin de l'Olivet, nécessaires à la circulation, seront acquises à l'amiable pour un euro symbolique et intégrées au domaine public communal. Les élus ont voté à l'unanimité, et les propriétaires ont donné leur accord de principe. La ville réaménagera ces parcelles pour l'usage public.



