Un silence qui en dit long
Monique Barbut, ancienne présidente du Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et figure emblématique de la lutte contre la désertification, n'a plus voix au chapitre dans les hautes sphères de l'État. Son effacement progressif des cercles de pouvoir est le reflet d'une tendance plus large : la relégation des enjeux écologiques au second plan dans les priorités gouvernementales.
Une carrière exemplaire, une fin de parcours discrète
Barbut a dirigé le FEM de 2012 à 2020, gérant des milliards de dollars pour des projets environnementaux dans le monde entier. Elle a également été secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification. Malgré ces accomplissements, son expertise n'est plus sollicitée dans les instances nationales. Les invitations aux conférences et aux groupes de travail se tarissent, comme si son domaine d'expertise était devenu secondaire.
L'écologie reléguée au rang de préoccupation mineure
Ce phénomène n'est pas isolé et reflète un recul général de l'écologie dans les sommets de l'État. Alors que les crises climatiques et environnementales s'aggravent, les dirigeants semblent privilégier d'autres urgences, comme l'économie ou la sécurité. Les ministères de l'Écologie perdent de leur influence, les budgets sont réduits et les personnalités écologistes sont marginalisées.
Les conséquences d'une invisibilité programmée
L'invisibilité de Monique Barbut est symptomatique d'une perte de mémoire institutionnelle et d'un manque de volonté politique. En écartant les experts de la scène nationale, on prive les décisions publiques d'une vision à long terme et d'une compréhension approfondie des enjeux environnementaux. Cela conduit à des politiques inadaptées, voire contre-productives, face aux défis écologiques.
Un appel à la réintégration de l'écologie dans le débat public
Pour inverser cette tendance, il est urgent de redonner une place centrale à l'écologie dans les instances de pouvoir. Cela passe par la nomination de personnalités compétentes à des postes clés, mais aussi par une écoute renouvelée des experts comme Monique Barbut. L'environnement ne peut plus être traité comme une variable d'ajustement ; il doit devenir le prisme à travers lequel toutes les politiques sont évaluées.
L'effacement de Monique Barbut n'est pas seulement une injustice personnelle, mais un signal alarmant pour notre capacité à répondre aux crises écologiques. Il est temps de remettre l'écologie au sommet de l'agenda politique.



