À quelques kilomètres du mégaprojet saoudien NEOM, des gens du voyage installés en France expriment leur inquiétude face à l'ampleur des travaux et à leurs conséquences potentielles sur leur mode de vie. Selon le journal La Provence, plusieurs familles vivant à proximité du site redoutent d'être déplacées ou de voir leur environnement transformé.
Un projet colossal qui suscite des craintes
Le mégaprojet NEOM, lancé par l'Arabie saoudite, s'étend sur une zone de 26 500 km². Ce projet de ville futuriste, qui doit s'étendre sur 170 km de long, prévoit la construction d'infrastructures massives, notamment des usines, des hôtels et des centres de recherche. Les travaux, déjà en cours, ont un impact significatif sur les territoires environnants, y compris ceux où vivent des gens du voyage.
Selon le quotidien régional, des familles de gens du voyage installées dans la région s'inquiètent des conséquences directes de ce chantier. Elles craignent notamment d'être expulsées de leurs terrains actuels, alors que les autorités saoudiennes cherchent à sécuriser la zone autour du projet. Un représentant de la communauté, cité par La Provence, déclare : « Nous vivons ici depuis des décennies, mais nous ne savons pas si nous pourrons rester. »
Des craintes liées à la préservation du mode de vie
Au-delà de la question foncière, les gens du voyage s'inquiètent également de la transformation de leur environnement. Le développement de NEOM implique la construction de routes, de zones industrielles et de logements, ce qui pourrait modifier durablement le paysage et les ressources naturelles locales. Les familles interrogées par La Provence évoquent leur attachement à un mode de vie nomade, qu'elles estiment menacé par l'urbanisation massive.
Certaines familles ont déjà reçu des notifications officielles les informant de la nécessité de libérer les terrains qu'elles occupent. Selon le journal, des négociations sont en cours avec les autorités locales, mais les gens du voyage dénoncent un manque de communication et de garanties sur leurs droits. Un habitant, cité par La Provence, précise : « On nous dit que nous serons indemnisés, mais nous ne savons pas où nous pourrons aller. »
Un avenir incertain pour les communautés locales
Le mégaprojet saoudien, présenté comme un vecteur de développement économique et technologique, suscite des réactions contrastées. Si certains y voient une opportunité, les gens du voyage de la région restent sceptiques. Ils craignent que leur communauté ne soit marginalisée, alors que les priorités semblent se concentrer sur les besoins du projet.
La situation demeure préoccupante pour ces familles, qui attendent des réponses claires de la part des autorités. Selon La Provence, des réunions sont prévues dans les prochaines semaines pour discuter de l'avenir des terrains occupés. Les gens du voyage espèrent que ces discussions aboutiront à des solutions respectueuses de leurs droits et de leur mode de vie.



