L'ancienne ministre de l'Écologie Cécile Duflot a déclaré, dans un entretien publié par Libération le 18 août 2026, qu'elle était « tiraillée » entre « la flemme et le sens du devoir » concernant une éventuelle candidature à l'élection présidentielle de 2027. Cette confidence intervient alors que la gauche écologiste cherche à structurer son offre politique en vue du prochain scrutin.
Une hésitation assumée
Interrogée sur ses ambitions présidentielles, Cécile Duflot a reconnu un profond dilemme personnel. « Pour 2027, je suis tiraillée entre la flemme et le sens du devoir », a-t-elle confié. L'ancienne secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) n'a pas écarté l'hypothèse d'une candidature, mais a insisté sur les sacrifices que cela implique, notamment sur le plan familial et personnel.
« La vie d'un candidat est éprouvante, et j'ai déjà donné beaucoup à la politique », a-t-elle ajouté, évoquant son parcours, de ses responsabilités ministérielles sous François Hollande à son mandat de députée, puis sa reconversion dans le secteur associatif. Elle a toutefois souligné que « le sens du devoir » pouvait l'emporter, face à l'urgence climatique et à la nécessité de porter une alternative crédible à la droite et à l'extrême droite.
Un appel à l'unité de la gauche
Au-delà de son cas personnel, Cécile Duflot a plaidé pour une union des forces écologistes et de gauche en vue de 2027. « Il ne s'agit pas de savoir qui sera le candidat, mais ce que nous voulons construire ensemble », a-t-elle martelé. Selon elle, les divisions actuelles affaiblissent la crédibilité du camp progressiste, alors que les sondages montrent une fragmentation de l'électorat.
Elle a également critiqué la politique menée par l'exécutif, qu'elle juge « déconnectée des urgences sociales et environnementales ». Pour Duflot, la prochaine échéance électorale doit être l'occasion de « remettre l'écologie au cœur du débat public », en proposant des mesures concrètes, comme la rénovation thermique des logements, le développement des transports en commun ou la sortie progressive des pesticides.
Quelles suites ?
Si Cécile Duflot n'a pas fixé de calendrier pour sa décision, elle a indiqué qu'elle prendrait le temps de la réflexion, en consultant son entourage et les forces politiques qui pourraient la soutenir. « Je ne veux pas d'une candidature de témoignage, mais d'une candidature utile », a-t-elle précisé. Cette déclaration relance les spéculations sur une possible primaire écologiste, alors que d'autres figures comme Yannick Jadot ou Sandrine Rousseau ont déjà manifesté des ambitions.
Selon un sondage récent cité par l'entourage de l'ancienne ministre, 12 % des électeurs se disent prêts à voter pour une candidate écologiste au premier tour, un score qui pourrait faire d'elle une « arbitre » de la gauche. Dans les prochains mois, Cécile Duflot devrait multiplier les rencontres et les prises de parole pour tester sa capacité à fédérer, avant de trancher.



