Le Hamas a réaffirmé ce mardi 18 août son engagement envers l'accord de paix à Gaza soutenu par les États-Unis, après que l'émissaire américain Jared Kushner a évoqué avec Israël la possibilité de faire pression sur le mouvement pour qu'il se désarme. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions persistantes, alors que le texte prévoyant le désarmement du Hamas et le retrait israélien du territoire a été accepté par le mouvement palestinien.
Le Hamas attend l'approbation formelle d'Israël
Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a déclaré à l'AFP : « Le Hamas s'engage à respecter ce processus convenu. Il est clair que, jusqu'à présent, la partie israélienne n'a pas donné aux médiateurs son accord formel sur la feuille de route », publiée en juillet. Il a ajouté que des « étapes » et un « calendrier » devaient être « définis plus en détail », mais qu'il fallait « d'abord que les Israéliens approuvent la feuille de route » américaine.
Le texte, qui prévoit le désarmement du mouvement palestinien ainsi que le retrait israélien du territoire palestinien, a été accepté par le Hamas. Cette feuille de route, rendue publique par le « Conseil de Paix » en juillet, prévoyait que le désarmement du Hamas soit supervisé par le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organe de technocrates palestiniens censé gérer provisoirement le territoire.
Des discussions intenses et des espoirs de désarmement
Après une rencontre, rarissime, ce dimanche avec la direction du Hamas en Égypte, Jared Kushner, émissaire et gendre du président américain Donald Trump, s'est entretenu ce lundi à Jérusalem avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Ce dernier avait publiquement rejeté la feuille de route censée lancer la deuxième étape du plan Trump pour une sortie de guerre à Gaza, exigeant un « véritable » désarmement du Hamas.
À l'issue de cet entretien, M. Kushner a dit à la chaîne américaine Fox News espérer un début de désarmement du Hamas d'ici « 30 jours », ajoutant que « cela nécessite la coopération des deux parties ». Il a également précisé que les États-Unis « n'allaient pas restreindre le droit d'Israël à se défendre en cas de menaces imminentes » à Gaza.
La violence persiste sur le terrain
Malgré ces avancées diplomatiques, la violence reste omniprésente à Gaza. Six personnes, dont un enfant, ont été tuées ce mardi par une frappe aérienne israélienne sur le port de Gaza-ville, ont rapporté les autorités sanitaires gazaouies, faisant également état d'une dizaine de blessés. L'armée israélienne a déclaré avoir frappé une cible sur la côte de Gaza afin de neutraliser plusieurs commandants du Hamas, au moyen d'une « frappe aérienne précise visant à éliminer la menace ».
Ces événements surviennent alors que le Hamas a officiellement lâché les rênes du pouvoir à Gaza, dans le but de priver Israël de tout prétexte pour sa « guerre d'extermination ». L'accord, s'il est finalisé, pourrait marquer une étape décisive vers une sortie de conflit, mais les prochains jours seront cruciaux pour obtenir l'approbation israélienne et définir les modalités concrètes du désarmement.



