Alors que l'Europe occidentale suffoque sous des températures records et que les incendies ravagent plusieurs pays, la question climatique pourrait paradoxalement être reléguée au second plan dans la campagne présidentielle française de 2027. C'est ce qu'affirme Erwan Bruckert, rédacteur en chef adjoint du service Politique de L'Express, dans le dernier épisode de La semaine européenne.
Un mois de juin 2026 historique
Le mois de juin 2026 est déjà le plus chaud jamais enregistré en Europe occidentale, et l'été est loin d'être terminé. En France, près de 2 000 hectares de la forêt de Fontainebleau sont partis en fumée. L'Espagne est en deuil après un incendie meurtrier en Andalousie. Au Royaume-Uni, les records de chaleur s'accumulent. En Allemagne, 5 000 décès supplémentaires sont attribués à la vague de chaleur de fin juin.
Des candidats mobilisés, mais l'écologie en danger
Face à cette situation, les candidats déclarés ou potentiels à l'élection présidentielle de 2027 ont multiplié les propositions sur l'environnement. Pourtant, selon Erwan Bruckert, le thème pourrait passer au second plan dans les mois à venir. « La tentation est grande pour les politiques de se focaliser sur d'autres sujets jugés plus porteurs électoralement, comme le pouvoir d'achat ou la sécurité », explique-t-il.
Un constat alarmant
Ce constat intervient alors que les conséquences du réchauffement climatique se font de plus en plus lourdes. « L'action politique est indispensable pour faire face aux effets du changement climatique », rappelle le journaliste. Mais avec une élection présidentielle qui se profile, le risque est que l'urgence écologique soit sacrifiée sur l'autel des calculs électoraux.
Un podcast pour comprendre
Cet épisode de La semaine européenne, écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot, propose une analyse approfondie de la place de l'écologie dans la campagne à venir. Il est disponible sur toutes les plateformes de podcasts.



