Le 14 juillet prochain, la place de la Bastille à Paris se parera de 196 drapeaux, non pas pour une commémoration historique, mais pour incarner une « révolution verte » du design. Cette installation éphémère, intitulée « La Re-prise de la Bastille », est portée par un collectif de designers, architectes et artistes engagés pour une création plus respectueuse de l'environnement. L'événement, qui se déroulera du 12 au 14 juillet, vise à interpeller le grand public et les professionnels sur l'urgence d'adopter des pratiques durables dans le secteur du design.
Un manifeste visuel pour un design responsable
Chaque drapeau, conçu par un créateur différent, représente une proposition ou une réflexion autour de l'éco-conception, des matériaux recyclés ou de la sobriété énergétique. Selon les organisateurs, l'objectif est de « montrer que le design peut être un levier puissant pour la transition écologique, à condition de repenser ses fondamentaux ». Les 196 drapeaux, répartis sur la place, formeront une mosaïque colorée et militante, visible de loin.
Un projet collaboratif et citoyen
Le projet a été initié par le Studio GGSV, en partenariat avec la mairie de Paris et plusieurs écoles de design. Il a mobilisé plus de 200 participants, dont des étudiants, des professionnels confirmés et des amateurs éclairés. « Nous voulons que cette installation soit un appel à l'action, un signal fort lancé depuis un lieu chargé d'histoire », explique Gaëlle Gabillet, co-fondatrice du studio. Les drapeaux seront fabriqués à partir de tissus recyclés ou biodégradables, et les structures de support seront réutilisées après l'événement.
Un événement ouvert à tous
Outre l'installation visuelle, des ateliers et des conférences sont prévus sur le thème du design durable. Les visiteurs pourront échanger avec les créateurs et comprendre les enjeux de cette révolution verte. L'entrée est libre et gratuite, dans l'esprit de démocratisation de la culture et de l'écologie. « Nous espérons que cette action contribuera à changer les mentalités et à inspirer d'autres initiatives similaires dans toute la France », conclut Gaëlle Gabillet.



