Saint-Ouen-d’Aunis : un habitant saisit le préfet face aux débordements d'eaux usées
Saint-Ouen-d’Aunis : un habitant saisit le préfet pour eaux usées

Un habitant excédé par les débordements d'eaux usées saisit les autorités

À Saint-Ouen-d’Aunis, les fortes pluies récurrentes mettent en lumière les faiblesses critiques du réseau d'assainissement public. Les canalisations, saturées, débordent régulièrement, répandant non seulement de l'eau mais aussi des eaux usées et des matières fécales sur la voie publique. Cette situation perdure depuis plus de trois ans, sans qu'aucune solution durable n'ait été mise en œuvre, malgré de multiples alertes.

Trois ans d'inaction et un risque sanitaire évident

Mickaël Bobière, résidant au 4 bis, rue du 14 juillet, face à l'école maternelle de la commune, témoigne avec amertume : « À chaque épisode de fortes pluies, le réseau public d'assainissement déborde, provoquant des rejets d'eaux usées et de matières fécales sur la voie publique. Malgré de nombreuses démarches auprès de la mairie et du gestionnaire du réseau, aucune solution durable n'a été trouvée. » Il souligne le risque sanitaire majeur que cela représente, particulièrement pour les enfants, les familles et le personnel de l'école voisine.

Le problème est reconnu par les services compétents, mais aucun travaux ni calendrier n'ont été engagés à ce jour. Cette inertie a poussé Mickaël Bobière à intensifier ses actions pour faire bouger les lignes.

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Les réponses des autorités locales et du gestionnaire

Valérie Amy-Moie, la maire de Saint-Ouen-d’Aunis, précise que chaque remontée de M. Bobière donne lieu à l'établissement d'une fiche communiquée à Eau 17, le gestionnaire du réseau. « La dernière date du 1er février dernier. Le 12 février, Eau 17 effectuait un pompage au poste de relevage au bout de la rue des Grandes Haies pour baisser le niveau d'eau », explique-t-elle. Elle ajoute que le budget a été voté pour des travaux sur ce poste de relevage, car l'impasse de la Borderie est également concernée par ces débordements.

Du côté d'Eau 17, Betty Audebert Merlière, responsable communication, reconnaît la problématique : « Nous connaissons la situation. À ce jour, rien de nouveau, les travaux sont en cours d'étude. C'est un chantier important, nous sommes en contact permanent avec cette personne et attentifs à sa situation. Il est vrai que les délais sont longs. » Cette réponse, bien que conciliante, ne satisfait pas pleinement les attentes des résidents touchés par ces incidents répétés.

Une saisine du préfet pour accélérer les démarches

Face à cette impasse, Mickaël Bobière a décidé de saisir des instances supérieures. « Après plus de trois ans d'inaction, j'ai saisi le préfet, l'Agence régionale de santé (ARS) et la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) », annonce-t-il. Il estime que cette situation ne devrait pas rester invisible et espère que l'intervention du préfet permettra de faire avancer le dossier de manière positive.

L'objectif est clair : aboutir à des solutions concrètes et durables pour l'avenir, afin de mettre un terme à ces débordements qui compromettent la salubrité publique et la qualité de vie des habitants. Cette affaire met en lumière les défis de maintenance des infrastructures vieillissantes et l'importance d'une réponse rapide face aux urgences sanitaires.

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