Préchacq-les-Bains face aux crues : une sérénité assurée par les aménagements
Le village de Préchacq-les-Bains, situé dans le sud-ouest de la France, est régulièrement confronté aux crues de l'Adour et de son affluent, le Louts. Malgré cette exposition récurrente, les habitants vivent dans une relative sérénité, grâce à des aménagements de protection hydraulique mis en place au fil des décennies.
Des crues historiques et des zones inondables étendues
L'Adour, fleuve majeur de la région, connaît des épisodes de crue mémorables, comme ceux de 1776, 1879, 1887, et la dernière crue centennale en 1952. Dans l'angle sud-ouest du village, derrière l'église, il reçoit les eaux du Louts, dont les débordements peuvent être spectaculaires. La surface totale des zones inondables est impressionnante : 379 hectares pour l'Adour et 111 hectares pour le Louts, soit un total de 490 hectares. Cela représente 56% de la superficie communale, qui s'étend sur 863 hectares.
Des protections efficaces pour les habitations et les infrastructures
Malgré l'ampleur de ces zones inondables, aucune maison n'est impactée par la montée des eaux. Seul le Clos Pité, situé à l'entrée des thermes, doit parfois recourir à des batardeaux pour se protéger. L'établissement thermal, quant à lui, bénéficie d'une sécurité renforcée grâce à une digue de 800 mètres de long, qui le met à l'abri des inondations.
Un réseau hydrologique complexe et diversifié
En marge de l'Adour et du Louts, le territoire communal est traversé par trois ruisseaux : le ru de Pelette, le Bahurat et l'Arribon. Les deux derniers, issus du Trou bleu de Gousse, une source intarissable, se jettent finalement dans l'Adour. L'étang du Braou, en contrebas de l'église, et celui du Luc, en contrebas du bourg, sont soumis aux caprices du temps et peuvent être asséchés. Lors des crues, ces plans d'eau disparaissent temporairement sous les eaux.
Des ressources en eau thermale et pluviale abondantes
Le village est également riche en ressources hydrauliques. Le Trou de Madame, avec son eau sulfureuse à 29°C, s'ajoute à une gamme de jaillissements d'eau thermale captés dans cinq forages fermés, nommés Montaigne, La Hire ou Darroze. Environ quarante puits subsistent sur le territoire, parfois utilisés pour l'irrigation des jardins. La fontaine de Serre et les trois lavoirs de Saubole, Hountine et Hourn captent aussi l'eau de la terre.
L'eau de pluie, avec une moyenne de 1 000 millimètres par an sur les vingt dernières années, rejoint l'Adour via les fossés et cours d'eau. Ce fleuve se jette dans l'océan à la barre d'Anglet depuis le 25 octobre 1578, grâce aux travaux de l'ingénieur Louis de Foix, également connu pour avoir construit le phare de Cordouan.



