La vague de chaleur qui frappe la France depuis le 28 juillet est devenue, mercredi 19 août 2026, la deuxième plus longue jamais enregistrée dans le pays depuis 1947. Avec 22 jours consécutifs de fortes chaleurs quasi-générales, elle dépasse désormais la canicule de juillet 2006 (21 jours) et se place juste derrière le record absolu de juillet 1983, qui avait duré 23 jours, a annoncé Météo-France.
Un indicateur thermique national à 24,5 °C
« Avec un ITN (Indicateur thermique national, moyenne des températures sur 30 stations de référence) définitif à 24,5 °C pour la journée du mardi 18 août, nous en sommes à 22 jours en vague de chaleur, 2e rang provisoire depuis 1947 », a précisé le prévisionniste national. L'ITN est calculé à partir des températures mesurées dans 30 stations météorologiques réparties sur l'ensemble du territoire.
Cette vague de chaleur, qui a connu deux pics d'intensité marqués le 29 juillet puis du 12 au 14 août, n'est pas encore terminée. Elle est déjà plus longue que la canicule historique de 2003 et que la précédente vague de chaleur de juillet 2026 (du 4 au 19), qui avaient chacune duré 16 jours. L'épisode actuel a débuté le 28 juillet et se poursuit sans interruption.
Des critères précis pour définir une vague de chaleur
Météo-France rappelle que la définition d'une vague de chaleur répond à des critères bien précis. Elle débute lorsque l'ITN atteint ou dépasse 25,3 °C pendant une journée et que la température moyenne nationale reste supérieure ou égale à 23,4 °C pendant au moins trois jours consécutifs. Elle prend fin lorsque l'ITN descend sous 23,4 °C pendant au moins trois jours d'affilée, ou « ponctuellement » sous 22,4 °C.
Cette notion diffère des vigilances canicule (jaune, orange ou rouge), qui sont établies en fonction de l'intensité des phénomènes météorologiques attendus et de leurs possibles impacts sanitaires. La vague de chaleur actuelle ne se confond donc pas avec les alertes canicule, même si elles peuvent coexister.
Intensité et sévérité : des records différents
En termes d'intensité — c'est-à-dire concernant le niveau de températures maximales atteint — la vague de chaleur de fin juin 2026 reste la plus forte jamais connue en France, selon Météo-France. En revanche, la vague de chaleur la plus sévère, critère combinant à la fois la longueur et l'intensité, reste celle d'août 2003, qui détient toujours le record.
L'été 2026 se démarque par une répétition exceptionnelle des vagues de chaleur, avec à ce jour déjà trois vagues en l'espace de moins de deux mois. Avant cela, un premier épisode de chaleur historiquement précoce avait frappé le pays fin mai. Cette succession d'épisodes chauds illustre la tendance au réchauffement climatique causé par les activités humaines.
Un phénomène de plus en plus fréquent
La vague de chaleur actuelle est la 54e que subit la France depuis 1947. Plus de la moitié d'entre elles se sont produites après 2010, dans un contexte de réchauffement climatique causé par les activités humaines, souligne Météo-France. Cette concentration récente des épisodes de chaleur extrême confirme l'accélération du changement climatique observé ces dernières décennies.



