La préfecture des Alpes-Maritimes a activé des mesures de restriction d’usage de l’eau dans trente communes du département en raison de la sécheresse persistante. Alors que le département est régulièrement placé en vigilance canicule depuis le début de l’été, ces restrictions visent à préserver la ressource en eau face à un déficit pluviométrique marqué.
Vingt-cinq communes en alerte
Vingt-cinq communes sont placées en niveau « alerte ». Il s’agit de Théoule-sur-Mer, Mandelieu-la-Napoule, Cannes, Le Cannet, Vallauris, Mougins, La Roquette-sur-Siagne, Pégomas, Auribeau-sur-Siagne, Mouans-Sartoux, Antibes et Biot, Bendejun, Berre-les-Alpes, Blausasc, Cantaron, Châteauneuf-Villevieille, Coaraze, Contes, Drap, L’Escarène, Lucéram, Peille, Peillon et Touët-de-l’Escarène.
Dans ces communes, les mesures suivantes s’appliquent dès à présent : interdiction de laver les voitures à domicile, interdiction de remplir les piscines individuelles, et interdiction d’arroser en journée (entre 8 heures et 20 heures) les espaces verts, massifs fleuris, jardins potagers et golfs.
Cinq communes en alerte renforcée
Cinq autres communes sont placées en « alerte renforcée » : Vence, Saint-Paul-de-Vence, Saint-Jeannet, La Gaude, et Cagnes-sur-Mer. Pour cette dernière, les usages raccordés à l’eau potable provenant intégralement du bassin du Loup ne sont pas concernés par les restrictions de la zone Cagne et dépendent de celles du bassin versant du Loup.
Dans ces communes, les interdictions sont plus strictes : lavage des voitures à domicile interdit, remplissage des piscines individuelles interdit, et arrosage des espaces verts et massifs fleuris interdit de jour comme de nuit. De plus, les volumes d’arrosage des golfs doivent être réduits de 60 %, et l’arrosage n’est autorisé que la nuit. Les douches de plages sont également fermées.
Solidarité entre usagers
« Des mesures spécifiques de restriction s’appliquent en outre aux activités agricoles, industrielles et artisanales, dont l’objectif est également d’assurer des économies sur la ressource en eau, dans un esprit de solidarité entre tous les habitants et les secteurs d’activités », indique le communiqué de la préfecture.
La préfecture justifie sa décision par un déficit pluviométrique de près de 15,5 % depuis septembre 2026, avec 81 % des nappes surveillées en dessous des normales saisonnières, et des anomalies thermiques excédentaires de 2,9 °C au mois de juin.



