Ce n'était donc pas qu'une impression. Tout juste sortie d'une vague de chaleur exceptionnelle, la France a bien connu son printemps le plus chaud jamais enregistré depuis le début des mesures en 1900, annonce ce mardi Météo-France. Avec une température moyenne de 13,8 °C, soit une anomalie de 1,7 °C, ce printemps 2026 passe devant les printemps 2011 (+ 1,5 °C) et 2020 (+ 1,3 °C).
Des températures printanières record
« Les trois mois du printemps ont tous été plus chauds que la normale », établie sur la période 1991-2020, et « mai 2026 est le deuxième mois de mai le plus chaud (+ 2,0 °C) derrière mai 2022 », précise l'institut météorologique. Durant la vague de chaleur précoce et intense que la France a connue fin mai, un épisode qualifié « d'exceptionnel, historique, inédit » par Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France, de nombreux records de températures mensuels ont été battus à cette occasion mais aucun record absolu n'est toutefois tombé.
Un déficit de précipitations marqué
« Avec un mois d'avril très peu arrosé, le printemps 2026 affiche un déficit de précipitations de 30 % et devient l'un des 10 printemps les moins arrosés sur la période 1959-2026 », relève encore Météo-France. Le service météorologique national observe enfin que les sols, très humides au début du printemps, sont devenus « très secs » à la fin de la saison. « L'épisode de chaleur, combiné à l'absence de précipitations, a provoqué un assèchement très rapide et généralisé des sols sur l'ensemble du pays », souligne-t-il.
Ce printemps record s'inscrit dans une tendance de réchauffement climatique observée depuis plusieurs décennies. Les experts mettent en garde contre l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des événements extrêmes, appelant à une action urgente pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.



