Juillet 2026 : mois le plus chaud jamais enregistré en Espagne et aux USA
Juillet 2026 : record de chaleur en Espagne et aux USA

Les services météorologiques espagnol et américain ont confirmé que juillet 2026 a été le mois le plus chaud jamais enregistré dans leurs pays respectifs. En Espagne, la température moyenne a atteint 28,2°C, soit 2,4°C au-dessus de la normale de référence (1991-2020), selon l'Agence d'État de météorologie (Aemet). Aux États-Unis, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a rapporté une température moyenne de 25,3°C, dépassant de 2,1°C la moyenne du XXe siècle.

Des vagues de chaleur intenses et persistantes

Ces records s'expliquent par des vagues de chaleur exceptionnellement longues et intenses. En Espagne, trois épisodes de canicule se sont succédé du 8 au 24 juillet, avec des pointes à 46°C dans le sud du pays. Aux États-Unis, le sud-ouest a subi des températures supérieures à 45°C pendant plus de deux semaines, notamment en Arizona et au Nevada. Selon les météorologues, ces phénomènes sont aggravés par le changement climatique d'origine humaine.

Des impacts sanitaires et économiques majeurs

Les conséquences sont déjà visibles. En Espagne, le ministère de la Santé a recensé 1 200 décès liés à la chaleur, soit une augmentation de 30% par rapport à la moyenne des étés précédents. Aux États-Unis, les urgences ont enregistré plus de 8 000 hospitalisations pour des pathologies liées à la chaleur. L'agriculture est également touchée : en Espagne, les récoltes d'olives devraient chuter de 25%, et dans les plaines américaines, le maïs et le soja subissent des pertes estimées à 3 milliards de dollars.

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Des records qui s'inscrivent dans une tendance de fond

Ces chiffres ne sont pas isolés. Selon le Copernicus Climate Change Service, juillet 2026 a été le mois de juillet le plus chaud jamais enregistré au niveau mondial, avec une température moyenne de 16,8°C, soit 0,3°C de plus que le précédent record de 2023. Les scientifiques soulignent que chaque dixième de degré supplémentaire augmente la fréquence et l'intensité des événements extrêmes. « Nous entrons dans un territoire inconnu, et les records vont continuer à tomber tant que nous n'aurons pas réduit nos émissions de gaz à effet de serre », a déclaré le climatologue espagnol José Manuel Gutiérrez, coordinateur du rapport régional du GIEC.

Des appels à l'action renouvelés

Face à ces records, les gouvernements sont sommés d'agir. L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a rappelé que les engagements actuels de réduction des émissions mèneraient à un réchauffement de 2,8°C d'ici 2100, bien au-delà de l'objectif de 1,5°C de l'accord de Paris. En Espagne, le gouvernement a annoncé un plan d'adaptation de 500 millions d'euros, incluant des mesures pour les écoles et les hôpitaux. Aux États-Unis, l'administration a débloqué des fonds d'urgence pour les États touchés, mais les experts estiment que des efforts bien plus importants sont nécessaires.

Alors que la saison estivale n'est pas terminée, les météorologues prévoient encore des températures au-dessus des normales en août. Les records de juillet pourraient donc être de courte durée, et les prochains mois pourraient apporter leur lot de nouvelles surprises climatiques.

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