Alors que la canicule frappe la France et que des centaines de pompiers luttent contre les flammes, un chiffre revient sans cesse : 90 % des départs de feux seraient d'origine humaine. Mais tous ne sont pas le résultat d'actes malveillants ; ceux-là représentent environ un quart des départs. Un incendie peut être causé par un mégot jeté en bord de route, une braise de barbecue emportée par le vent, une étincelle d'engin agricole, un feu d'artifice, une bouteille en verre abandonnée faisant loupe au soleil, ou encore la chute d'une ligne électrique.
L'affaire de Fontainebleau
À Fontainebleau, où près de 10 % du massif forestier est parti en fumée en 48 heures, six individus ont été placés en garde à vue. Deux d'entre eux ont reconnu les faits : un pompier volontaire a avoué avoir « mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l'essence », et un homme a admis « avoir accidentellement déclenché un incendie ». L'article souligne que ces actes individuels ne doivent pas occulter les responsabilités plus larges.
Des causes structurelles et politiques
Selon l'article d'Émilie Brouze pour EcoloObs, les vrais pyromanes sont aussi ceux qui négligent l'entretien des forêts, favorisent l'urbanisation en zones boisées, ou refusent de prendre des mesures climatiques ambitieuses. « Neuf départs de feux sur dix sont d'origine humaine, mais ceux qui enflamment des brindilles ne sont pas les seuls responsables », écrit-elle. L'article invite à une réflexion politique sur la gestion des risques et l'urgence climatique.



