El Niño : l'ONU alerte sur un risque élevé d'épisode modéré à fort cet été
L'Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence des Nations unies, a publié un nouveau bulletin ce mercredi 1er juin, indiquant qu'il y a 80% de chances qu'un épisode El Niño se développe entre juillet et septembre 2022. Ce phénomène climatique, caractérisé par un réchauffement anormal des eaux de surface dans l'océan Pacifique équatorial, pourrait être modéré, voire fort.
Des impacts mondiaux attendus
El Niño est connu pour perturber les régimes météorologiques à l'échelle planétaire. Il peut provoquer des sécheresses dans certaines régions, comme l'Australie et l'Indonésie, et des précipitations excessives dans d'autres, notamment en Amérique du Sud. L'OMM souligne que ce phénomène pourrait également influencer les températures globales, avec une probabilité accrue de records de chaleur.
Le secrétaire général de l'OMM, Petteri Taalas, a déclaré : "El Niño aura un impact significatif sur de nombreuses régions du monde, et nous devons nous préparer à des conditions météorologiques extrêmes." Il a également rappelé que le changement climatique d'origine humaine exacerbe les effets de ce phénomène naturel.
Prévisions et incertitudes
Les modèles climatiques utilisés par l'OMM montrent une probabilité de 80% pour un épisode El Niño cet été, avec une intensité modérée à forte. Cependant, les prévisions restent entachées d'incertitudes, et l'agence continue de surveiller de près l'évolution des conditions océaniques et atmosphériques.
En cas d'épisode fort, les conséquences pourraient être comparables à celles de 2015-2016, qui avait été l'un des plus puissants jamais enregistrés, provoquant des sécheresses, des inondations et des épisodes de chaleur extrême. L'OMM appelle les gouvernements et les organisations humanitaires à se préparer à ces éventualités.
Un contexte de changement climatique
L'alerte de l'OMM intervient dans un contexte où les températures mondiales sont déjà en hausse en raison du réchauffement climatique. Les scientifiques craignent qu'El Niño n'aggrave la situation en amplifiant les phénomènes météorologiques extrêmes. L'épisode actuel de La Niña, qui a dominé ces dernières années, a contribué à des températures légèrement plus fraîches, mais El Niño risque d'inverser cette tendance.
L'OMM insiste sur la nécessité de renforcer les systèmes d'alerte précoce et les stratégies d'adaptation pour faire face aux impacts potentiels. "Nous devons être prêts à répondre aux défis que El Niño pourrait poser, en particulier dans les régions les plus vulnérables", a conclu Petteri Taalas.



