Le Citepa (Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique) a publié mercredi son bilan officiel des émissions françaises de gaz à effet de serre pour le premier trimestre 2025. L'organisme fait état d'une diminution de 4,8 % sur un an, avec 98,5 millions de tonnes équivalent CO2 contre 103,5 millions un an plus tôt, soit une baisse de 5 millions de tonnes équivalent CO2. Cette estimation est légèrement inférieure à celle diffusée à la mi-juin, qui faisait état d'un recul de 5,2 %.
Un hiver doux favorise la baisse des émissions
Selon le Citepa, cette évolution s'explique principalement par la baisse des consommations de chauffage dans les secteurs résidentiel et tertiaire. L'organisme souligne « le recul des consommations de chauffage », favorisé par « un hiver particulièrement doux », avec une diminution de la consommation de gaz naturel de 12,7 % et de fioul domestique de 13,3 % par rapport au premier trimestre 2024.
Un tiers des émissions vient du transport
Réagissant à ces résultats, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a estimé qu'il s'agissait d'« une bonne nouvelle ». Elle a toutefois rappelé que cela « ne doit pas nous conduire à relâcher nos efforts », appelant à « sortir de notre dépendance aux énergies fossiles ». Le transport, qui représente environ un tiers des émissions françaises de gaz à effet de serre, affiche également un recul, soutenu par une baisse de 5,7 % des ventes de gazole.
Progression des émissions du transport aérien intérieur
À l'inverse, les émissions du transport aérien sur les lignes intérieures progressent de 6,4 %. L'industrie manufacturière et la construction contribuent aussi à la baisse globale, notamment dans les secteurs de l'agroalimentaire (-300 000 tonnes équivalent CO2), de la chimie (-200 000) et de la métallurgie des métaux ferreux (-200 000).
Une tendance à la baisse confirmée sur plusieurs années
Après des diminutions de 6,8 % en 2022 et de 3,9 % en 2023, les émissions avaient reculé de 3 % en 2024 puis de 2,1 % en 2025. Ces chiffres confirment une tendance à la baisse, même si la ministre appelle à poursuivre les efforts pour atteindre les objectifs climatiques.



