Une jeune femme de 20 ans, prénommée Charlotte (prénom d'emprunt), s'est rendue à Cannes le samedi 4 juillet pour assister au feu d'artifice. Alors qu'elle cherchait une place de stationnement, son amie, jeune conductrice, a eu des difficultés à démarrer en côte. Une voiture derrière elles a klaxonné, et l'amie a répondu par un coup de klaxon. Cela a déclenché une salve d'insultes de la part des passagers du véhicule.
Une agression violente
Peu après, le véhicule s'est mis à leur hauteur. Le conducteur en est descendu et, par la fenêtre ouverte, a giflé Charlotte et craché sur elle. Sous le choc, la jeune femme a tenté de prévenir des policiers dans la rue, mais ceux-ci lui ont répondu qu'ils ne pouvaient rien faire.
Portes closes au commissariat
Charlotte s'est alors rendue au commissariat de Cannes pour déposer plainte. Là, on lui a indiqué que c'était l'équipe d'astreinte et qu'ils ne pouvaient pas prendre sa plainte. « Ils nous ont dit de revenir lundi, aux horaires d'ouverture », a-t-elle expliqué, encore sous le choc.
La police nationale est pourtant organisée pour répondre 24 heures sur 24 aux appels au 17, et les commissariats sont censés être en mesure d'accueillir les victimes, y compris la nuit. Mais ce soir-là, les effectifs étaient peut-être tous mobilisés pour sécuriser la Croisette lors de la première soirée du festival pyrotechnique.
Plainte en ligne, mais rendez-vous toujours en attente
Finalement, Charlotte a réussi à déposer une plainte sur Internet. Cependant, elle a dû sélectionner la catégorie « vol », car l'option « agression » n'était pas disponible. Elle attend toujours un rendez-vous au commissariat de Cannes pour compléter sa démarche.
Cet incident soulève des questions sur l'accessibilité des commissariats et la prise en charge des victimes d'agression, notamment en soirée et les week-ends.



