Au deuxième jour du procès pour le féminicide d'Assia B., l'accusé, son compagnon, a nié avec véhémence toute violence conjugale, suscitant l'indignation des parties civiles. « Je n'ai jamais violenté ma femme », a-t-il déclaré, alors que les preuves médicales et les témoignages accablent.
Des faits remontant à 2021
Assia B., 34 ans, a été tuée en juillet 2021 dans son appartement de Montpellier. Son compagnon, âgé de 38 ans, est jugé pour meurtre aggravé par la préméditation. Selon l'autopsie, elle a reçu 17 coups de couteau. L'accusé, qui avait déjà été condamné pour violences sur une précédente compagne, maintient qu'il s'agit d'un acte de légitime défense.
Les avocats des parties civiles ont souligné l'absence de remords et la stratégie de déni. « Il nie l'évidence, c'est insupportable pour la famille », a déclaré Me Sarah C., avocate de la sœur de la victime.
Un contexte de violences antérieures
Des témoins ont rapporté que la relation était marquée par des violences psychologiques et physiques. Une voisine a affirmé avoir entendu des cris régulièrement. « Elle avait peur de lui, elle me disait qu'il la menaçait », a-t-elle confié à la barre. L'accusé a rétorqué que ces accusations étaient « des mensonges ».
Le procès doit durer une semaine. La cour d'assises de l'Hérault doit se prononcer sur une peine de réclusion criminelle à perpétuité. Les associations féministes présentes dans le public ont dénoncé un « système qui ne protège pas les victimes ».



