La préfecture des Bouches-du-Rhône a donné son feu vert aux vols d'hélicoptères de tourisme au-dessus du massif des Alpilles, une décision qui suscite de vives réactions parmi les défenseurs de l'environnement et les habitants de la région.
Une autorisation contestée
Cette autorisation, révélée par le journal La Provence, permet aux opérateurs de proposer des survols touristiques de ce site classé, réputé pour sa biodiversité et ses paysages remarquables. Les associations locales, qui militent depuis plusieurs années contre les nuisances sonores et les impacts écologiques, dénoncent une décision qu'elles jugent contraire aux engagements de protection du territoire.
Les conditions imposées par la préfecture
La préfecture précise que cette autorisation est assortie de conditions strictes, notamment des altitudes minimales de vol et des horaires limités afin de réduire les perturbations. Toutefois, les opposants estiment que ces mesures sont insuffisantes pour préserver la tranquillité des habitants et la faune locale, déjà fragilisée par la fréquentation touristique.
Un impact économique et environnemental
Les partisans de cette mesure mettent en avant les retombées économiques pour la région, notamment en termes d'emplois et d'attractivité touristique. Ils rappellent que le survol des Alpilles constitue une activité prisée des visiteurs, contribuant à la dynamique locale. En revanche, les détracteurs soulignent que le massif est déjà soumis à une pression importante et que cette décision risque d'aggraver les conflits d'usage dans un espace naturel protégé.
Cette autorisation intervient dans un contexte où plusieurs parcs naturels régionaux en France cherchent au contraire à restreindre les survols motorisés. La décision de la préfecture pourrait donc faire jurisprudence, alors que des recours juridiques sont déjà évoqués par les associations pour tenter de faire annuler cette mesure.



