Le Pacte de La Mecque : un parapluie invisible contre les catastrophes
Pacte de La Mecque : un parapluie invisible

Le Pacte de La Mecque, signé en 2019, est présenté comme un accord mondial visant à réduire les risques de catastrophes naturelles. Pourtant, selon une enquête du Point, ce pacte serait un « parapluie invisible », manquant de transparence et d'efficacité. L'accord, qui implique des pays musulmans et non-musulmans, a été négocié dans le cadre de l'Organisation de la coopération islamique (OCI).

Un accord aux objectifs flous

Le pacte, officiellement nommé « Accord de La Mecque pour la réduction des risques de catastrophes », a été adopté lors d'une conférence à La Mecque, en Arabie saoudite. Il vise à renforcer la coopération internationale pour prévenir et gérer les catastrophes naturelles, telles que les inondations, les séismes et les sécheresses. Cependant, le Point révèle que les objectifs précis de l'accord restent vagues, et que les mécanismes de suivi sont quasi inexistants.

Selon l'article, seuls 30 pays sur les 57 membres de l'OCI ont ratifié le pacte, et aucun d'entre eux n'a fourni de rapports publics sur sa mise en œuvre. « C'est un accord qui existe sur le papier, mais qui n'a pas de substance concrète », a déclaré un expert en gestion des risques cité par le Point, sous couvert d'anonymat.

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Un manque de transparence critiqué

Le Point souligne que le Pacte de La Mecque est critiqué pour son manque de transparence. Les négociations ont été menées à huis clos, et les documents officiels de l'accord ne sont pas accessibles au public. « Comment peut-on évaluer l'efficacité d'un accord si on ne peut pas voir ce qui a été convenu ? », s'interroge un chercheur en relations internationales interrogé par le journal.

L'enquête indique que le pacte a été présenté comme un outil majeur pour la prévention des catastrophes, mais que les financements alloués sont insuffisants. Aucun chiffre précis n'est donné dans l'article, mais le Point mentionne que les promesses de dons n'ont pas été suivies d'effets concrets. « Les pays riches ont promis de l'argent, mais rien n'a été versé », affirme une source proche des négociations.

Un impact limité sur le terrain

Malgré les discours officiels, le Pacte de La Mecque n'a pas eu d'impact significatif sur la réduction des risques de catastrophes dans les pays signataires, selon le Point. L'article cite l'exemple des inondations au Pakistan en 2022, qui ont fait plus de 1 700 morts et touché 33 millions de personnes. Le pacte n'a pas été activé pour coordonner l'aide internationale, et les mécanismes de réponse rapide prévus par l'accord n'ont pas fonctionné.

« Le Pacte de La Mecque est un échec cuisant », conclut un expert en gestion des catastrophes cité par le Point. « Il a été conçu pour être un parapluie, mais il ne protège personne. »

Le Point appelle à une révision de l'accord, avec des objectifs clairs, des financements garantis et une transparence accrue. Sans ces changements, le pacte risque de rester un simple symbole, sans effet concret sur la protection des populations vulnérables face aux catastrophes naturelles.

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