Deux ans après avoir vivement critiqué Météo-France à la suite des inondations ayant touché Cannes en 2024, le maire de la ville, David Lisnard, accueille favorablement la mise en place de la vigilance météorologique infradépartementale. Effective depuis le mardi 1er septembre, cette évolution permet désormais à l'organisme d'affiner ses alertes à une échelle plus locale, alors qu'elles étaient jusqu'ici principalement établies à l'échelle du département.
Une réponse aux critiques formulées en 2024
Cette décision fait directement écho aux remarques émises par l'édile en 2024. À l'époque, un épisode de pluies intenses avait provoqué des inondations dans la commune, alors que les Alpes-Maritimes étaient placées en vigilance jaune. Sans faire de blessés, cet événement avait relancé le débat sur la capacité du dispositif à anticiper des phénomènes météorologiques très localisés.
David Lisnard avait alors réclamé une vigilance plus fine, permettant de mieux prendre en compte les différences entre les territoires d'un même département. Deux ans plus tard, il estime avoir été entendu. « Je me réjouis de cette décision de Météo-France. Elle cautionne mes observations et remarques antérieures, et répond à ce que je demandais depuis des années », réagit-il aujourd'hui.
Un double intérêt pour les territoires
Pour le maire de Cannes, l'intérêt de cette nouvelle vigilance est double. D'abord, elle permet « une analyse territoriale plus fine des phénomènes météo », afin de faciliter les mesures locales de protection. Ensuite, elle évite que des décisions préfectorales soient prises de manière uniforme à l'échelle du département, alors que le risque peut être très différent d'une zone à l'autre.
Cette question est particulièrement sensible dans les Alpes-Maritimes, où un épisode pluvio-orageux peut toucher très fortement un secteur tout en épargnant quelques kilomètres plus loin. « C'est une bonne chose qui va nous permettre de mieux travailler au sein de nos équipes communales et intercommunales de gestion des crises », estime David Lisnard.
Une évolution attendue
La mise en place de cette vigilance infradépartementale répond à une demande répétée de l'élu, qui avait fustigé Météo-France en 2024. Les modèles ayant « beaucoup progressé », selon l'organisme, ils donnent désormais « davantage de précision géographique », permettant de passer à des alertes localisées pour les phénomènes dangereux.
Cette évolution devrait faciliter le travail des équipes communales et intercommunales de gestion des crises, tout en offrant une meilleure anticipation des risques météorologiques très localisés, comme ceux qui avaient touché Cannes en 2024.



