Un câble électrique abandonné serait à l'origine de l'incendie qui a ravagé la commune de Los Gallardos, en Andalousie, et causé la mort de douze personnes. Selon les premières conclusions de l'enquête menée par la Garde civile espagnole, le sinistre aurait été déclenché par un câble électrique non entretenu, appartenant à une ancienne installation minière désaffectée.
Un feu dévastateur parti d'une zone minière abandonnée
L'incendie s'est déclaré le 8 juillet 2026 dans la région de l'Almanzora, une zone montagneuse du sud de l'Espagne. Les flammes, attisées par des vents violents et des températures caniculaires, ont rapidement progressé, détruisant près de 4 500 hectares de végétation et de terres agricoles. Le bilan humain, initialement de dix victimes, a été porté à douze morts après la découverte de deux corps supplémentaires dans les décombres d'une ferme isolée.
Les investigations pointent un câble électrique abandonné
Les enquêteurs de la Garde civile ont identifié un câble électrique aérien, appartenant à une ancienne exploitation minière de fer fermée depuis les années 1990, comme le point de départ probable du sinistre. Selon le rapport préliminaire, ce câble, non déconnecté du réseau, aurait provoqué un arc électrique en raison de l'usure et du manque d'entretien, enflammant la végétation sèche alentour. « Il s'agit d'une négligence flagrante de la part de l'entreprise propriétaire, qui n'a pas sécurisé ses installations », a déclaré un porte-parole de la Garde civile, sous couvert d'anonymat.
Un bilan humain et matériel lourd
Outre les douze morts, l'incendie a fait 45 blessés, dont six pompiers hospitalisés pour brûlures et intoxications. Plus de 200 personnes ont été évacuées de leurs habitations, et 70 bâtiments ont été détruits ou gravement endommagés. Le gouvernement andalou a débloqué une aide d'urgence de 15 millions d'euros pour les sinistrés et la reconstruction des infrastructures.
Une enquête ouverte pour homicide involontaire
Le parquet d'Almería a ouvert une enquête pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d'autrui. Les propriétaires de l'ancienne mine, une société holding basée à Madrid, sont dans le viseur des juges. Selon le journal local Diario de Almería, l'entreprise aurait été mise en demeure à plusieurs reprises par les autorités régionales de mettre aux normes ses installations, sans suite.
La sécheresse et la canicule en toile de fond
L'Andalousie traverse une sécheresse historique, avec des précipitations inférieures de 40 % à la moyenne sur les trois dernières années. Au moment du sinistre, la température avoisinait les 42 °C, avec un taux d'humidité inférieur à 15 %. Ces conditions extrêmes ont favorisé la propagation rapide des flammes. « Nous sommes face à un cocktail explosif : un élément déclencheur d'origine humaine et des conditions climatiques de plus en plus propices aux mégafeux », a commenté Marta Torres, chercheuse en écologie du feu à l'université de Séville.
Des appels à renforcer la sécurisation des installations abandonnées
Cet incendie relance le débat sur la gestion des infrastructures obsolètes en Espagne. Des associations environnementales réclament un inventaire national des câbles et installations électriques abandonnés, ainsi que des sanctions renforcées pour les propriétaires négligents. Le ministre espagnol de l'Environnement, Juan Antonio López, a annoncé la création d'une commission d'enquête parlementaire et promis « un durcissement des contrôles et des peines ».



