Les deux incendies qui ont ravagé la forêt de Fontainebleau depuis lundi sont désormais fixés, ont annoncé les autorités ce mardi 14 juillet. Six personnes ont été placées en garde à vue, dont un pompier volontaire qui a reconnu avoir allumé les feux.
Un pompier volontaire au cœur de l'enquête
Selon une source proche de l'enquête, le pompier volontaire, âgé d'une trentaine d'années, a avoué avoir provoqué les deux départs de feu. Il a été interpellé lundi soir et placé en garde à vue. Les cinq autres personnes, dont des proches du suspect, sont également entendues par les enquêteurs pour déterminer leur éventuelle implication.
Le colonel Éric Brocardi, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, a déclaré : "C'est un choc pour la corporation. On ne peut que condamner fermement ces actes qui mettent en danger la vie des collègues et la population."
Plus de 400 hectares brûlés
Les incendies, qui ont débuté lundi en fin d'après-midi, ont parcouru plus de 400 hectares de forêt, selon un bilan provisoire de l'Office national des forêts (ONF). Plus de 300 pompiers ont été mobilisés pour lutter contre les flammes, appuyés par des avions bombardiers d'eau. Aucune victime n'est à déplorer, mais plusieurs routes ont été fermées et des habitations évacuées par précaution.
La forêt de Fontainebleau, un espace protégé
La forêt de Fontainebleau, située en Seine-et-Marne, est un site classé et l'une des plus grandes forêts domaniales de France, avec plus de 20 000 hectares. Elle abrite une biodiversité exceptionnelle et attire chaque année des millions de visiteurs. Les incendies ont suscité une vive émotion parmi les défenseurs de l'environnement.
L'association "Forêt Vivante" a appelé à "une prise de conscience sur la fragilité de nos espaces naturels face aux actes criminels". Selon les premières estimations, la remise en état de la zone sinistrée pourrait prendre plusieurs années.
Enquête pour destruction par incendie
Une enquête a été ouverte pour destruction par incendie de bois et forêts par un moyen dangereux pour les personnes. Les six personnes en garde à vue risquent jusqu'à 15 ans de réclusion criminelle et 150 000 euros d'amende. Le parquet de Melun doit communiquer dans la journée sur les suites judiciaires.



