L'incendie qui a ravagé 230 hectares de landes à Saint-Just (Ille-et-Vilaine) serait d'origine accidentelle, a annoncé le procureur adjoint de Rennes, Jean-Marie Blin, confirmant une information du Télégramme. Selon lui, la chute d'une branche sur une ligne électrique aurait créé un arc électrique enflammant les broussailles. Le parquet privilégie donc la piste accidentelle, mais pointe un défaut d'entretien du terrain au pied des installations électriques.
Un défaut de débroussaillement en cause
Le procureur a précisé que le site « n'était pas débroussaillé suffisamment ». Cette négligence aurait favorisé la propagation des flammes. L'enquête, confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Redon, devra déterminer qui est responsable de ces obligations de débroussaillement : le propriétaire du terrain ou celui de l'installation électrique.
Un site préhistorique majeur touché
L'incendie, qui s'est déclaré dans cette commune située à une cinquantaine de kilomètres au sud de Rennes, a mobilisé les pompiers pendant plusieurs jours. Le feu, fixé depuis le vendredi 14 août, n'a touché aucune habitation. Cependant, il a ravagé une grande partie des landes de Cojoux, un site préhistorique parmi les plus importants de Bretagne, connu pour ses monuments mégalithes.
Une enquête ouverte et un département en crise
Une enquête a été ouverte pour « destruction involontaire par incendie de bois, forêt, lande, maquis ou plantation d'autrui ». Par ailleurs, le département d'Ille-et-Vilaine, privé de précipitations depuis des semaines, a été classé en situation de crise sécheresse, le niveau d'alerte le plus élevé en France. Des pluies sont toutefois attendues cette semaine en Bretagne, ce qui pourrait aider à prévenir de nouveaux départs de feu.



