La 22e édition du Festival de Mourèze, qui devait se dérouler du 29 juillet au 1er août 2026 dans les dolomies de l'Hérault, est annulée. La décision a été prise par le maire de la commune, Patrick Jaurès, le 23 juillet, en raison du risque incendie jugé incompatible avec l'accueil du public. Le massif de Mourèze-Liausson est particulièrement concerné par les restrictions d'accès liées aux conditions climatiques.
Un cadre naturel devenu un handicap
Depuis 2024, l'accès au massif est fermé en cas de risque incendie. En 2024, le festival avait obtenu une dérogation pour maintenir l'édition, mais cette année, face à la multiplication des canicules, à la sécheresse sévère et au souvenir du feu de Carlencas, le maire a estimé qu'il ne pouvait plus prendre ce risque. « J'ai expliqué aux organisateurs que je ne pouvais raisonnablement pas maintenir et prendre le risque alors que, depuis un mois, un arrêté préfectoral oscille entre l'interdiction ou déconseille l'accès au massif », a déclaré Patrick Jaurès.
Les organisateurs comprennent la décision
Margot Kergomard, trésorière de l'association des Bacchanales, a exprimé sa déception mais aussi sa compréhension : « C'est un coup dur pour le festival, nous sommes un peu dégoûtés mais cette décision est complètement entendable. Il y a beaucoup de feux en ce moment, c'est tendu. C'est triste mais cette décision nous semble juste. » Le maire a également souligné l'impossibilité de maîtriser le comportement de tous les festivaliers, notamment en ce qui concerne l'interdiction de fumer.
Un été culturel en berne dans l'Hérault
Cette annulation s'ajoute à celle de l'édition 2026 de Salagou en scène, un autre festival du territoire. L'avenir du Festival de Mourèze est désormais incertain. Le maire a évoqué la possibilité de « imaginer, soit un autre lieu, soit une autre période ». Interrogée sur la pérennité du festival, Margot Kergomard a répondu : « Nous verrons, c'est trop tôt pour nous. Nous allons déjà gérer tout cela. »
Deux jours avant cette annonce, le festival « Rêve de l'aborigène » dans les Deux-Sèvres avait également été annulé pour les mêmes raisons.



