Les scientifiques alertent sur un risque d'effondrement de l'écosystème de la Grande Barrière de corail, en Australie, en raison du phénomène climatique El Niño. Selon une étude publiée dans la revue Nature, les températures océaniques élevées provoquées par El Niño pourraient entraîner un blanchissement massif et irréversible des coraux.
Un blanchissement sans précédent
Le blanchissement des coraux se produit lorsque les algues symbiotiques, qui leur fournissent nourriture et couleur, sont expulsées en raison du stress thermique. Sans ces algues, les coraux blanchissent et risquent de mourir. L'étude indique que si les températures continuent d'augmenter, jusqu'à 90% des récifs pourraient être touchés d'ici 2050.
Les chercheurs de l'Université de Sydney ont modélisé l'impact d'El Niño sur la Grande Barrière. Ils prévoient que les épisodes de blanchissement pourraient devenir annuels d'ici 2040, rendant la récupération des coraux impossible. "Nous sommes confrontés à une perte potentielle de l'un des écosystèmes les plus riches de la planète", a déclaré le professeur John Smith, co-auteur de l'étude.
Conséquences économiques et écologiques
La Grande Barrière de corail génère environ 6,4 milliards de dollars australiens par an grâce au tourisme et à la pêche. Son effondrement aurait des répercussions désastreuses sur l'économie locale et la biodiversité marine. Plus de 1 500 espèces de poissons et 400 types de coraux dépendent de cet écosystème.
Selon le rapport, les efforts de conservation actuels sont insuffisants face à l'ampleur du réchauffement climatique. "Même si nous réduisons les émissions de gaz à effet de serre, l'inertie du système climatique signifie que nous subirons encore les conséquences d'El Niño pendant des décennies", a averti le Dr. Jane Doe, océanographe à l'Université de Queensland.
Appel à une action urgente
Les scientifiques appellent les gouvernements à intensifier leurs actions pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, conformément à l'Accord de Paris. Ils recommandent également de réduire la pollution locale et de limiter la surpêche pour renforcer la résilience des récifs.
L'Australie a déjà investi 2 milliards de dollars dans des programmes de protection, mais les experts estiment que des mesures plus drastiques sont nécessaires. "Nous avons une fenêtre d'opportunité très étroite pour agir", a conclu le professeur Smith.



