El Niño dévaste l'Amérique du Sud : inondations et sécheresse
El Niño dévaste l'Amérique du Sud

Le phénomène climatique El Niño, qui a officiellement débuté en juin 2026, provoque déjà des effets dévastateurs en Amérique du Sud. Au Chili, des pluies torrentielles ont entraîné des inondations et des glissements de terrain, tandis que le Brésil fait face à une sécheresse sévère qui menace les récoltes et l'approvisionnement en eau.

Inondations meurtrières au Chili

Au Chili, les précipitations ont atteint des niveaux records, avec plus de 200 mm de pluie en 48 heures dans certaines régions du centre du pays, selon le service météorologique chilien. Les inondations ont fait au moins 15 morts et des milliers de sinistrés. Des milliers de maisons ont été endommagées ou détruites, et des routes ont été coupées, isolant plusieurs communautés.

Le gouvernement chilien a déclaré l'état de catastrophe naturelle dans plusieurs provinces et déployé l'armée pour aider aux opérations de secours. Le président Gabriel Boric a déclaré : "Nous faisons face à une situation d'urgence sans précédent. Nos pensées vont aux familles des victimes."

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Sécheresse historique au Brésil

Au Brésil, l'arrivée d'El Niño aggrave une sécheresse déjà existante dans le nord-est du pays. Les précipitations sont inférieures de 60 % à la moyenne saisonnière, selon l'Institut national de météorologie (INMET). Cela affecte gravement l'agriculture, notamment la culture du soja et du maïs, qui représentent une part importante de l'économie brésilienne.

Dans l'État de Bahia, les réservoirs d'eau sont à moins de 20 % de leur capacité, forçant les autorités à rationner l'eau pour des millions de personnes. Les agriculteurs locaux tirent la sonnette d'alarme, comme l'explique João Silva, un producteur de soja : "C'est la pire sécheresse que j'aie jamais connue. Nous avons perdu 80 % de notre récolte cette année."

Impacts économiques et environnementaux

Les effets d'El Niño ne se limitent pas aux pertes humaines et agricoles. Au Chili, les inondations ont également perturbé l'industrie minière, cruciale pour l'économie du pays. Plusieurs mines de cuivre ont dû suspendre leurs activités, entraînant une hausse des prix du cuivre sur les marchés internationaux.

Au Brésil, la sécheresse augmente le risque d'incendies de forêt en Amazonie, déjà fragilisée par la déforestation. Les experts craignent que cette combinaison ne provoque des dommages irréversibles à la biodiversité. Selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM), El Niño pourrait durer jusqu'en 2027, avec des conséquences mondiales.

Prévisions et préparation

Les gouvernements sud-américains tentent de se préparer à l'aggravation de ces phénomènes. Le Chili a annoncé un plan d'urgence de 500 millions de dollars pour renforcer les infrastructures de protection contre les inondations. Le Brésil, de son côté, investit dans des systèmes d'irrigation et des programmes d'aide aux agriculteurs.

Cependant, les scientifiques avertissent que les événements extrêmes liés à El Niño pourraient devenir plus fréquents en raison du changement climatique. "El Niño est un phénomène naturel, mais le réchauffement climatique amplifie ses effets", déclare le Dr. Maria Fernanda, climatologue à l'Université de São Paulo.

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